"Au ras des pâquerettes"...

 

     Donc, "au ras des pâquerettes" si l'on peut dire...

Voilà :

Entre un "droite peu argenté" et un "gauche caviar", ma "sympathie" (notez les guillemets) va plutôt aller du côté du "droite peu argenté"...

Allez... On va dire "pour faire simple" que :

Le "droite peu argenté" c'est le citoyen lambda qui n'a pas forcément été beaucoup à l'école, qui a un parcours professionnel (ou d'activité) très chaotique (ponctué de périodes de chômage), qui gagne en gros moins de 1500 euro par mois et qui est criblé de dettes (prélèvements automatiques, cartes de crédit, etc...)

Il est "droite peu argenté" donc, non seulement parce qu'il arrive à peine à joindre les deux bouts ou qu'il est dans la dèche, mais aussi et surtout parce qu'il est attaché à "quelques valeurs bien traditionnelles" genre croyances et -ou- pratiques religieuses, travail, famille, sécurité, ordre, morale...

Notons que le "droite peu argenté", même s'il n'aime pas Nicolas Sarkozy (pour son côté "people" et ses petites phrases à l'emporte-pièce, pour sa "vision du monde" et sa sympathie pour les riches/très riches "qui font marcher la boutique")... Au second tour de la prochaine présidentielle, il votera quand même pour Nicolas Sarkozy...

Le "gauche caviar" c'est le citoyen qui "ne se sent pas citoyen lambda" (mais plutôt du genre "différent des autres" parce qu'il pense autrement), qui a souvent "beaucoup été à l'école", qui gagne en gros, entre 2500 et 4000 euro par mois ou plus, qui a une belle maison, une grosse voiture, une ou deux résidences de vacances, qui a une "autre vision" en ce qui concerne les valeurs traditionnelles, la religion, la politique, l'économie, le travail, la famille, l'ordre et la morale...

Notons que ce "gauche caviar" là, ne votera pas en 2012 pour Nicolas Sarkozy, mais plutôt pour Dominique Strauss-Kahn (mais pas forcément pour Martine Aubry)...

Le "droite peu argenté", à partir du moment où il ne m'agresse pas par des propos systématiquement "anti/anti", et où, sans être du tout de mon avis, ne cherche pas à me faire du mal ; et si de mon côté, je ne l'agresse pas non plus... Demeurera toujours pour moi une personne "accessible" avec laquelle j'arriverai toujours à communiquer...

Par contre, du "gauche caviar", je n'attends aucune indulgence et aucune considération de sa part : il pensera que je suis un "anarchiste rêveur et farfelu", il m'infirmera et me contestera quasi systématiquement au moindre de mes propos qui selon lui n'a "aucun sens"...

Le "divorce relationnel" est donc "assez flagrant" entre le "gauche caviar" et l'être que je suis...

Je vais même aller plus loin :

Un "Front National" qui serait une personne "agréable de contact", une personne "de réflexion et de pensée", et qui ne serait ni agressive ni "m'as-tu-vu" ni "matcho" ; même si je ne partage pas du tout sa "vision du monde et de la société"... Me serait "presque sympathique"...

Seulement voilà : je ne suis pas comme ces communistes qui, deux fois cambriolés, voteront pour Marine Le Pen au premier tour des présidentielles ! Je suis tout simplement (et irrémédiablement) un "ce que je suis" qui ne se ralliera jamais au Front National ni à la "gauche caviar" ni à une forme de "droite édulcorée ou relookée"...

... Ah, mon pote... Tu vas voter pour Sarko?... Ou... T'en pinces pour Marine? Ou encore... Tu le verrais bien le Dominique Trois Canes?... T'en fais pas, on va faire ensemble un tour en vélo !

 

... Il y a aussi le "droite plantureux" qui lui, met des barbelés autour de son écuelle pour que les museaux indésirables ne viennent pas tremper dans sa soupe...

Et il y a le "gauche toutou féroce" qui lui, aboie : "ôtes-toi de là que je m'y mette"...

... "Divorce relationnel" assez flagrant, entre l'un ou l'autre de ces deux "genres" et "ma pomme" !

... Cela dit, toute opinion émise ou exprimée, même difficilement acceptable pour celui ou celle qui la reçoit en pleine figure ; a sa place dans un débat. Toute confrontation, même difficile voire violente, à un certain moment met en évidence des idées ou des points tout à fait particuliers sur lesquels se rejoignent les gens... Et lorsqu'il y a ce "point commun" (qui souvent n'a rien à voir avec le fait d'être de telle ou telle sensibilité culturelle, sociale ou politique), alors "ce n'est certes pas gagné" mais c'est comme une porte qui s'ouvre sur un "espace d'humanité"...

 

 

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