Pensée, réflexions, notes, tags

Mots de la vie, interrogations diverses et parfois essentielles...
  • Une grosse lacune

    … Est-ce que c’est « une grosse lacune » de la part d’un poète, d’un penseur, d’un « homme d’écriture et de réflexion – et témoin de son temps à sa manière » de ne point connaître la moindre parole, la moindre musique, la moindre chanson en vogue… De Yul ou d’Aya, ces « deux mythes » des années vingt du 21ème siècle ? Et de ne rien savoir d’eux ?

    C’est pas « qu’il semble que oui, que ce soit une grosse lacune »… Ç’en est vraiment une, de lacune ! Pour ainsi dire un « péché » !

    De toute manière, quand on est à côté ou en marge de ce que l’ordre du monde encense, de ce que tout le monde plébiscite sur les réseaux sociaux d’une part, et dans les Zéniths et Arena d’autre part… On est en plein dans le « péché », on est « la lacune » !

     

  • La lenteur

    … « En cette époque d’accélération, de compétition, survoltée, hyperconnectée, la lenteur est un luxe inouï, ô combien enviable » [ Bernard Pivot, sur Twitter le 15 octobre 2018 ]

     

    … Mais qui envie la lenteur ?

    Très peu d’entre nous, même parmi les personnes de plus de 50 ans voire de 70 ou davantage…

    Et qui se moque de la lenteur et la décrédibilise ?

    Tous les hyperconnectés, tous les accros de l’immédiateté, du like et du partage de clips vidéo, souvent âgés de moins de 30 ans ( mais pas seulement)…

    La lenteur ne signifie pas forcément absence de rapidité, mais aussi et surtout recherche, effort, réflexion, mesure, appréciation… Ce qui implique du temps à passer, inévitablement…

    Ah oui « on a trouvé » : contre cette lenteur qui est bousculée, moquée, « ringardisée »… Il y a l’Intelligence Artificielle ! Accéder à tout en 1 seconde… Et… Soit dit en passant il faut aussi 1 seconde pour oublier ce que l’on vient d’apprendre ou de trouver !

    Au temps des universités du Moyen Age (13ème siècle) l’enseignement était oral et ce qui était acquis et appris était mémorisé…

    Le luxe de la lenteur, c’est bien ce que la lenteur implique de nécessité de recherche, d’effort, de réflexion, de mesure, d’appréciation et donc de temps à consacrer à la recherche, à l’effort, à la réflexion, à la mesure, à l’appréciation…

    La lenteur est aussi le défaut (en fait ce qui est considéré comme étant un défaut) des gens qui ne maîtrisent pas les nouvelles technologies de la communication et tout ce qui est en rapport avec manipulation et procédures… Cette lenteur là, quant à elle, est moquée, et elle discrimine, exclue…

     

     

  • Le rocher de Sisyphe

    … Observer sans juger n’ empêche pas de ressentir…

    Et ressentir n’empêche pas de se sentir libre et indépendant de tout ce qui se dit, s’écrit, se lit, se voit et s’entend, et cela quoique l’ on ressente…

    Même si ce que l’on ressent nous met en colère, ce qui est naturel…

    C’est ce que le monde dans l’ordre dont il est fait, que l’on nous fait porter en nous, qui n’est pas naturel…

    Et parvenir à se libérer de ce que le monde nous incite à porter en nous, c’ est ce qu’il y a de plus difficile, c’est comme le rocher sans cesse poussé vers le sommet sur la pente abrupte, qui toujours, à peine d’un mètre avancé, recule… Encore heureux qu’en reculant, le rocher ne nous écrase pas !

     

     

  • Un "monument" au pied duquel je ne me prosterne pas

    … Lorsqu’eut lieu, le 26 mars 2024 en l’église de Saint Thomas d’Aquin à Paris, la cérémonie pour les obsèques de Frédéric Mitterrand, ancien ministre de la Culture, en présence de nombreuses personnalités politiques ; « je n’ai pas versé la moindre larme » ni eu le moindre regret à la disparition de ce « monument de la vie littéraire, culturelle et politique…

    Rappelons la parution en 2005 chez Robert Laffont, de son livre (autobiographie) « La mauvaise vie », où il fait part de son expérience de « tourisme sexuel » qui lui valut une accusation de pédophilie – dans la mesure où il aurait abusé de jeunes garçons pré ados et jeunes filles « à la limite de la puberté »…

    Rappelons également que, le 21 janvier 2011, Frédéric Mitterrand alors ministre de la Culture sous Nicolas Sarkozy, décida d’écarter Louis Ferdinand Céline des célébrations nationales.

    Je l’avoue : je ne puis me départir d’une haine totale et absolue à l’égard de la pédophilie, moi qui pourtant lutte contre toute forme de haine…

    Et, en ce qui concerne l’antisémitisme – en l’occurrence celui de Louis Ferdinand Céline – je rappelle – pour l’avoir plusieurs fois déjà signalé – que Louis Ferdinand Céline (de son vrai nom Destouches) lorsqu’il était médecin à Courbevoie juste avant le début de la seconde guerre mondiale, il soignait gratuitement en dispensaire des Juifs pauvres…

    Écarter délibérément Céline des célébrations nationales et ainsi rejeter son œuvre littéraire, c’est un « non sens », une aberration…

    Je suis résolument contre l’antisémitisme (« 2ème ligne rouge à ne pas franchir juste derrière la pédophilie ») … Mais je suis lecteur de Céline – et fervent interpelé par son œuvre…

     

    … Frédéric bite errante… Ton âme ? Ou plutôt l’âne que tu as entre les guiboles ? Ni à Dieu, ni à Allah, ni à Eloïm !

     

     

  • Le souvenir de ce qui fut ...

    … Rien de ce qui a été vécu, rien de ce qui a été vrai et s’est passé, rien de ce qui a un temps uni des personnes se fréquentant, en de mêmes aspirations, en de mêmes rêves, en de mêmes projets lors de rencontres et d’échanges… Ne peut et ne pourra être effacé…

     

    Tout ce que l’on peut se dire des torts de l’ un ou de l’autre, de ce qui a brisé une relation et nous a soudain éloigné de l’autre, ne peut effacer ce qui fut et nous a un temps lié…

     

    Il ne demeure – pour l’un comme pour l’autre - que la croyance d’avoir effacé…

     

  • L'indifférence et le refus de savoir

    … C’est l’indifférence qui « fait le lit » de l’ignorance…

    L’on ne veut pas savoir parce que l’on s’en fout, de bien des choses qu’il serait utile – parfois vital – pour nous, de savoir…

    À commencer par d’où nous venons, par ce qui nous précède, par ce qui va nous suivre… Et par ce qui existe au-delà des apparences, au-delà des modèles qui nous sont proposés, tous réducteurs de nos interrogations, de nos pensées, de notre capacité de réflexion …

    Et, l’indifférence « faisant le lit » de l’ignorance, « fait aussi le lit » du refus de savoir, un refus de savoir que renforcent, amplifient, organisent et répandent, les dogmes, les religions, les sectes, les communautarismes, les obscurantismes, les courants d’opinions, et tout ce que véhiculent les Médias, les Télés, les réseaux sociaux, les rumeurs, les multiples dépendances auxquelles nous conditionnent les dominants et les décideurs…

    Prendre résolument le parti du refus de l’indifférence, du refus du refus de savoir ; n’est jamais « bien vu » et souvent considéré gênant (pour ne pas dire « emmerdant »)…

     

     

  • L'intelligence confrontée à l'indifférence

    … Si l’intelligence c’est proposer à l’autre ce que l’on a de plus précieux, en faisant tout pour qu’il puisse en disposer – s’il le souhaite, quand il le souhaite…

    Si l’intelligence, c’est l’amour avec la liberté…

    Est-ce que pour autant, l’intelligence, ce n’est pas aussi – et peut-être surtout – de se demander à quel autre l’on doit proposer ce qu’il y a en soi, inné, acquis, et développé, de plus précieux ?

    Autrement dit « est-ce que l’autre souhaite recevoir ce que l’on tient en soi, de plus précieux ? »

    Il n’est pas aisé – et c’est même parfois très difficile - de découvrir si une personne ou une autre parmi nos connaissances, souhaite recevoir ce que l’on tient en soi de plus précieux…

    La quasi évidence qui s’impose dans le monde d’aujourd’hui où dominent les apparences, l’immédiateté de l’information ; la réduction de l’effort, de la recherche, de la réflexion, de la pensée, au plus accessible à tous… C’est cette indifférence générale, endémique dirais-je, en face de ce que l’on propose de plus précieux en soi que l’on se hasarde à offrir…

    Et l’intelligence confrontée à cette évidence qu’est l’indifférence, doit cependant s’exercer dans un choix difficile : celui de proposer, d’offrir, de donner, de communiquer, de s’exprimer « envers et contre tout » au risque d’être incompris, déçu, sciemment ignoré, ou fustigé… Ou celui de se taire, et qui en ce cas, prive les autres (certains autres) de ce qu’ils auraient besoin de recevoir de plus précieux…

    « Se taire » en quelque sorte, c’est renoncer, et renoncer c’est fermer… À moins d’avoir la certitude que l’autre en face, c’est un mur (On ne dialogue pas avec un mur)…

     

     

  • À propos des partis d'extrême droite

    … Dans les années 1940 – 1944 en France – et dans les autres pays d’Europe envahis par les Allemands – notamment dès le début de l’Occupation Allemande – il y avait des gens d’extrême droite qui furent des « résistants de la première heure »… Peu, certes, mais il faut le savoir et le reconnaître…

    … De nos jours, en 2024, en France, il y a des gens du Rassemblement National – peu, certes – qui ne correspondent pas tout à fait au « profil » que j’ai présenté précédemment dans mes notes, c’est à dire des gens qui, sincèrement peut-on dire, sont pour la défense des Ukrainiens et contre Vladimir Poutine et sa politique… Et qui un jour, pourraient être des « résistants de la première heure » dans le cas où la Russie, forte de sa victoire en Ukraine, envahirait l’Europe…

    Cela dit « je déteste l’extrême droite » question « ordre d’idée et projet de société » mais pas forcément toutes les personnes d’extrême droite (question « côté humain et comportemental honnête)…

    Cela dit, encore, du fait que, dans nos relations (au travail, en famille, dans des activités associatives) il y a des personnes avec lesquelles on doit compter et faire, et que par conséquent on est amené à fréquenter, à œuvrer avec ; s’il y a manifestement (ou probablement) une divergence de « vision du monde et de la société, d’idée, de sensibilité politique, de culture, de croyance)… Entre ces personnes et nous-mêmes… Cela est « à prendre en considération et à gérer au mieux »… (En politique notamment internationale on appelle ça « diplomatie »… Mais c’est vrai aussi dans la relation avec les gens autour de soi, notamment quand on doit « faire avec eux »… Cependant cela ne veut pas dire « faire avec », que l’on doive soi-même « faire profil bas », demeurer silencieux, renoncer à ce qui caractérise notre personnalié, notre singularité, en face de « quelqu’un de différent » de nous…

     

     

  • La bibliothèque ensevelie

    … Dans bon nombre de familles il y a souvent ce « personnage  qui dénote et étonne » aux yeux des autres membres de la famille… Un peu à la façon si je puis dire, de l’aieul que l’on compare, lorsqu’il meurt, à une bibliothèque qui brûle…

     

    Le « problème » - en général – c’est que l’aieul en question, qui a d’abord été un enfant, puis un adolescent, puis un jeune adulte, puis a franchi la barre des 40, des 50 ans… Et, toute sa vie durant, ce personnage qui étonne et dénote … Ayant été extraverti et donc très enclin à s’exprimer… N’est pas forcément – loin s’en faut – un personnage bien connu par tous les membres de la famille, notamment au niveau des jeunes générations ; étant surtout connu et considéré tel qu’il est, par les plus proches, ceux de sa génération (quoique…)

     

    Alors, inévitablement – et hélas - lorsque le personnage vieillissant s’éteint, semant sur le chemin qu’il peine à parcourir, ses ultimes notes éparses que n’auront pas parcourues de leurs yeux, quelques membres de la famille – en particulier les plus jeunes…

    Les « flots » et les mouvements du monde, tout comme les vagues et les courants des océans ou les éboulements sur les rivages, ensevelissent la bibliothèque…

    Et « ça », ce n’est point forcément une question d’époque (celle d’aujourd’hui étant ce qu’elle est devenue, ou celle d’avant que l’on peut regretter)…

    Mais … C’était peut-être pas ça chez les Néandertaliens ou chez les premiers Sapiens…

     

     

  • Brièveté de l'existence humaine

    … Une vision et un sens – comment dire - « poétique » des êtres et des choses ?… Sans pour autant que les êtres et les choses soient « idéalisés  »… Et – peut-on dire aussi – une vision « réaliste » en même temps, des êtres et des choses… Indissociablement liée, cette vision, à une dimension aussi vaste que profonde, de pensée… De telle sorte que, depuis la plus petite enfance il ne soit pas possible de s’en tenir seulement à la « surface », à l’apparence des êtres et des choses mais, par incessant questionnement – le plus souvent, d’ailleurs sans réponse satisfaisante ou convaincante – à se qui se situe en deçà, loin en profondeur, et n’ayant qu’une visibilité « purement intuitive » en soi…

     

    C’est, assurément, « traverser sa vie depuis son enfance jusqu’à la fin de ses jours », assez souvent, dans l’inconfort, mais cependant aussi dans ce qu’il y a de plus « heureux » et qui donne du sens à la vie (à sa propre vie et à la vie en général) et qui, en quelque sorte, « prolonge » (façon de parler) notre existence (ou plus exactement peut-être, la « projette » en avant par delà notre disparition de ce monde)… Ce qui me fait penser à ces bâtisseurs architectes ingénieurs artisans – et artistes et sans doute aussi « poètes à leur manière » - qui, au Moyen Age, construisaient des cathédrales dont ils ne seraient pas témoins de leur achèvement… En effet, que dire de la brièveté du « temps de passage » (de vie) d’un humain sur cette planète, en comparaison du temps qui se mesure en plusieurs générations d’humains, en plusieurs siècles et millénaires ?

     

    Et c’est pourtant dans la brièveté de ce temps, que nous agissons, que nous imaginons, et que nous pouvons nous sentir relié à ce qui nous précède, et à ce qui va nous suivre…

    Je ne sais pas comment on peut « imaginer » la « vie éternelle » (ou y croire) sinon autrement qu’en se sentant intimement et profondément, relié à ce qui nous précède et relié à ce qui va nous suivre…

     

    Les religions et les « croyances empiriques » sont des « pis aller », des « erzatz » et ne proposent que des modèles qui paraissent rassurants et qui sont censés convenir au plus grand nombre d’humains… Ce sont des modèles qui, en quelque sorte, « gomment » un « réseau complexe de traits entrecroisés » pour ne laisser voir que ce qui peut être compris et qui a un impact immédiat…

    La Science « fait sans nul doute un peu mieux »… Mais elle ne « résoud pas tout » - du moins pas encore…

     

     

  • JO 2024

    … Si les JO de Paris 2024 au mois d’Août cœur de la saison touristique sont gâchés par des « problèmes de société » du genre manifestations contestataires, violences urbaines, dégradations de bâtiments et de commerces, de l’insécurité ambiante… Bien que n’étant pas du tout un fan de ces Jeux et de cette grande messe sportive qui a lieu tous les quatre ans, et qu’effectivement ces JO à Paris risquent d’être un gâchis… Je ne me réjouis pas pour autant qu’il en soit ainsi, un gâchis…

    Peut-être pourra – t -on compter sur une majorité (même « relative ») de Parisiens et de Français qui, organisateurs, spectateurs, acteurs, participants, témoins etc. … Auront à cœur que « cela se déroule au mieux possible »…

    Ne serait-ce que pour « l’image de la France dans le monde »…

     

     

  • Reconnaître, oui ; mais accepter c'est "autre chose"

    Reconnaître la dureté du monde, oui

    Reconnaître l’ordre du monde, oui

    Et… Même les religions ? Oui

     

    Parceque la dureté du monde, parce que l’ordre du monde, parce que les religions

    C’est la réalité du monde

    Du monde où nous vivons

     

    Mais reconnaître ne veut pas dire forcément accepter

     

    Dans la dureté, dans l’ordre, dans les idéologies du monde

    Les humbles, les éclopés, les oubliés, les délaissés

    Ne sont pas reconnus

    Ne sont jamais valorisés ni introduits nulle part

    Là où président et officient les élus, les reconnus

    Là où « clientent » les foules de suiveurs dans les ordres et dans les idéologies du monde

     

    Ne pas accepter

    Ne pas se soumettre

    Contester

    Oui

    Mais reste à trouver la forme de violence qui fait disparaître l’ordre existant

    Et rend inutiles les religions et les idéologies

    Et habilite les inintroduits dont les valeurs n’ont pas été reconnues

     

     

  • Profils taillés et profils bruts

    … Entre les « profils taillés » et les « profils bruts » toute la différence réside dans la reconnaissance pour les uns (les « profils taillés ») et la non reconnaissance pour les autres (les « profils bruts »)…

    Un « profil taillé » - et cela d’autant mieux s’il est « bien taillé » - c’est un profil qui « passe partout », plébiscité qu’il peut être par une majorité de gens ; c’est donc un profil s’établissant sur la base d’un consensus en matière de règles, de codes, de chartes, de « bien et correct pensance en somme… C’est un profil qui ne fait jamais l’objet de quelque modération, de quelque avertissement, de quelle censure que ce soit dans les espaces de communication de la Toile ; c’est le « profil idéal » pour les membres de forums administrés par une équipe de modérateurs…

    Un « profil brut » - et cela d’autant plus s’il est « ébauché à coups de serpe autrement dit sorti nature de la matière dont il est issu » - c’est un profil qui lui, « ne passe que dans des endroits où il peut accrocher les regards de ceux et de celles qui s’écartent des chemins balisés…

    Ce n’est donc pas un « bon profil » pour les forums régis par des « administrateurs et des modérateurs » ni pour des espaces de communication de la Toile régis par l’intelligence artificielle et les algorythmes dont les concepteurs sont « d’un tout autre monde  que celui du commun des mortels », un monde de dominants, de cadreurs, de décideurs qui eux, n’ont à vrai dire que leurs propres règles hors les règles établies pour – en principe – tout un chacun…

     

     

  • Prendre soin de sa propre lumière

    … « Lorsqu’on sait prendre soin de sa propre lumière, on n’a pas le temps d’éteindre celle des autres » [ William Sinclair ]

     

    … Sans doute… Ou peut – être, oui…

     

    … Mais « prendre soin de sa propre lumière », à mon sens, implique de la défendre lorsqu’elle est contestée et parfois, brutalement mouchée…

     

    Car les détracteurs sont nombreux, agressifs… Encore « heureux » quand ils se contentent de passer à côté de ta lumière sans la regarder ou la considérant d’un œil sceptique et sans aucune bienveillance ou reconnaissance de son existence…

     

    Le temps d’éteindre la lumière qui aveugle, ou qui est une contrefaçon bien arrangée, de la lumière… Et qui est celle de certains – assez nombreux il faut dire – vient de lui-même sans être cherché et donc s’impose par la force des choses… Donc le temps, alors, on le prend… De moucher ce qui s’apparente à la lumière mais qui n’en est point, et nous brûlerait la peau au passage, à proximité de ceux et celles qui nous offensent, nous contestent ou nous aveuglent…

     

    Reste que, pour la lumière des autres – de certains autres aussi (mais moins présente dans le paysage que celle d’autres certains autres) – et qui peut être bleue, jaune, rouge, orange… Et donc différente de la nôtre qui est verte ou blanche – il ne nous vient pas à l’idée – en principe - de l’éteindre et encore moins de passer de notre temps à l’éteindre… À moins d’être si convaincu, si imbu de ce que notre lumière – verte ou blanche - représente à nos yeux, que nous en venions à moucher la lumière des autres – bleue, jaune, rouge, orange…

     

     

  • L'aventure heureuse

    … Le temps s’écoule, les années, les saisons, les jours, les événements, les modes passent…

    Mais l’aventure heureuse de tout ce qui nous sauve du désespoir, du renoncement, de la « chienne du monde » efflanquée et se couchant sur notre paillasson ; si elle n’échappe pas, cette aventure heureuse, aux imperfections de la nature humaine, aux errements de la Justice, aux mensonges de la politique, aux hypocrisies, au délitement des institutions, aux bassesses humaines, aux calomnies, aux ordres d’opinion que relaient les puissances médiatiques ainsi que tout ce qui s’exprime et se produit sur le World Wide Web… Et si reviennent en force et renouvelées toutes les hontes de toujours… C’est bien en nous, au plus profond de nous, et le plus souvent dans l’intimité, que réside, telles les « briques de la vie », la puissance même, intemporelle, venue du fond des âges, de cette aventure heureuse dont nous n’avons jamais été exclus puisque tous les êtres vivants sur Terre et ailleurs participent à cette aventure… Sans doute les êtres humains ont-ils créé eux-mêmes les conditions d’exclusion à l’aventure de toujours et de partout… Mais il y a bel et bien en nous, une capacité potentielle de résistance aux conditions d’exclusion, à réveiller (ou à « désendormir »), puis à mettre en œuvre… Dans un environnement qui est devenu celui où nous vivons aujourd’hui et dont nous ne savons pas de quoi sera fait demain, cet environnement…

     

     

  • Les uns, les autres ...

    … Les uns se taisent ou crient, se terrent ou s’exposent ; les autres moralisent ou professent…

    Sur la gigantesque scène du monde se joue un ballet d'extravagances, d'outrecuidances, de conciliabulles et de concepts dérisoires…

    Dans la salle plus immense encore que la scène et dont on ne sait en quel endroit se différencie la salle de la scène, retentissent les applaudissements, les acclamations, les rires … Ou les huées…

    Le spectacle est partout mais il a ses exclus…

    Ce qui se joue en salle ou sur la place, tambourine et ameute ; les écrans s’emplissent d’images sacralisées…

    Les ordres et les désordres ont leurs défenseurs et leurs suiveurs, ou leurs réfractaires ou leurs évadés mais sont tous, ordres et désordres, dominateurs, niveleurs…

    Tout le monde voit venir le soleil sur l’horizon au matin, mais personne ne sait dessiner l’aurore…

     

  • Parcours du combattant

    … L’on ne peut pas dire que j’ai la haine du genre humain en ce sens que je n’ai pas la haine de la personne humaine par elle-même… À l’exception de quelques humains cependant, qui sont d’une cruauté, d’une barbarie, d’un fanatisme et d’un despotisme inouis…

     

    Mais j’ai la haine du wokisme, du religieux, du Trumpisme, de l’Islamisme radical, des pédophiles, du Poutinisme, du racisme, de l’antisémitisme… Et de toutes les dérives outrancières, dominantes, corruptrices, perverties, envahissantes, de la civilisation du 21ème siècle…

     

    Vivre dans un monde où domine le religieux – celui qui risque de porter Donald Trump au pouvoir à la fin de 2024, celui qui, par l’islamisme envahissant s’invite dans les pays de l’Union Européenne notamment en France, Allemagne et Pays Bas…

    Vivre dans un monde saccagé et dominé par toutes les dérives corruptrices de la civilisation du 21ème siècle… C’est un véritable « parcours du combattant » pour celui ou celle qui essaye de résister aux obstacles, aux pièges tendus, le plus souvent sans succès, ou en pure perte …

     

     

  • Déguisement

    … La culture, l’art, la justice, la morale, la religion, la déférence, la civilité, le « bien parler » et le « bien paraître »… Tout cela bien montré et dont on s’accorde, c’est un déguisement parfait pour les personnages les plus retors, les plus cruels, parfois les plus dangereux sur Terre ; souvent aussi, communément, de comportements individualistes désagréables ou agressifs…

    Cependant, les frustres, les primaires, les incultes, les brutaux ; sont tout aussi dangereux notamment lorsqu’ils agissent en foules ou regroupés entre eux, et qu’ils se fondent sur ce que véhicule la rumeur publique…

    Par exemple il est assez courant de constater que, dans une file d’attente à la boulangerie un dimanche matin à « Sainte Tarte de la Midoue », ce monsieur âgé d’une trentaine d’années accompagné de son petit garçon de 9 ans, se montre si poli, si déférent, si souriant, dans l’attente d’être servi… Et que le même monsieur un autre jour dans sa voiture, te klaxonnera rageusement dans un rond point où tu hésites à la sortie à emprunter…

    Cependant encore, les purs, les intègres, du moins autant qu’ils apparaîsent aux autres purs et intègres… Et qu’ils se l’accordent… Ne sont-ils pas souvent des mystificateurs, à l’exception – probablement – de ceux de ces purs et de ces intègres dont on ne voit pas qu’ils le sont, purs et intègres ? …

    En somme l’intégrité jusqu’à ce qu’elle a de plus absolu, n’est-elle pas un déguisement encore plus parfait qu’un habillement de culture, d’art, de justice, de morale, de religion, de civilité, de déférence, de « bien paraître » ? …

     

     

  • Le mot du jour

    … Loupés ratés zappés passés à côté de la plaque de toutes les Reconnaissances et de tous les Prix…

    Ces langages inouis et iconoclastes qui ne sont pas ceux des rappeurs en vogue plébiscités sur Youtube…

    Mais ceux des défenseurs des misérables…

    Et ceux des froisseurs de bannières…

    Louis Ferdinand Céline et François Rabelais ressuscités…

    Ça ferait pas de mal à une planète bouffie d’hypocrisies…

    Et toute emplie de grands hôtels du merdier…

     

  • Libre arbitre

    … Pensez-vous vivre dans une société qui vous laisse pleinement exercer votre libre arbitre ?

     

    … Il n’existe nulle part sur la planète des Hommes (des humains) de société qui laisse à chacun exercer pleinement son libre arbitre…

     

    En revanche il existe une société – diversifiée – qui laisse à chacun la possibilité de s’exprimer et de se produire publiquement sans risquer de se faire enfermer ou tuer : c’est la société de la civilisation occidentale.

     

    Cela dit, le libre arbitre est toujours malmené, dénaturé, influencé… D’une part par ce qui en soi nous incite à tel ou tel choix et qui est le plus souvent déterminant ; et d’autre part par tout ce qui, hors de soi, nous incite à tel ou tel choix et qui est tout aussi déterminant – et, en même temps – agit sur nous comme une drogue, un médicament, un excitant, un euphorisant, un conditionnement…

     

     

    Le libre arbitre, c’est aussi ce dont les religions se sont éloignées, ayant oublié (sans doute volontairement) que « Dieu a laissé à l’Homme (et la Femme) sa liberté en face de la connaissance reçue par éducation ou par intuition de manière innée »…

     

    Quel père – ou mère – aime mieux ses enfants, que celui (le père) ou celle (la mère) qui laisse libre ses enfants alors même qu’il (le père) ou qu’elle (la mère) ou que les deux ensemble, transmettent à leurs enfants leur connaissance leur venant de ce qui les précède et qui est comme la chevelure d’une comète ?

    Peut-il y avoir la liberté – ou le libre arbitre – sans la Connaissance ? (et quelle Connaissance?) …

     

     

  • Les mots et les maux

    … La passion des mots peut conduire à une passion obsessionnelle des maux…

    C’est ainsi que les mots se font maux « dans la bulle » et « hors de la bulle »… Et, si « maux » faisait au pluriel « mals », en remplaçant « m » par « b » ça donnerait « bals »… Ou « baux »…

    Alors il y aurait « les bals des maudits » - qui éclipseraient les « bals de fête »… Quant aux « baux » c’est parce que les lois et arcanes du marché ont remplacé « toper »…

     

  • Les autres formes d'expression que la parole et que l'écriture

    … Lorsque l’expression orale ou écrite fait défaut parce que les mots ne peuvent être trouvés pour dire ou pour écrire ce à quoi l’on pense – mais qui en notre esprit n’est pas sans image – il ne reste alors que le silence pour autant que le silence soit « entendu », ou que le regard parfois plus expressif que la parole ou que l’écriture, ou encore la musique jouée avec un instrument, ou le dessin…

    Je me pose cette question parfois :

    Quel écrivain n’a pas rêvé d’être, plutôt qu’un talentueux de la plume ou qu’un  magicien des mots , un grand musicien ou un  grand artiste de la peinture ou du dessin ou de quelque art plastique ?

     

  • Ignorance ou indéfférence

    Indifference

    …Cette image montre à quel point de nos jours, il est malvenu, piétiné, zappé… Et jusqu’à honni, dans la plupart des conversations, des propos échangés, de ce que l’on poste sur les réseaux sociaux, de ce dont on discute au bistrot du coin… Toute réflexion plus ou moins approfondie, développée, argumentée – et de surcroît – empreinte de sa « patte »…

    J’ai dans l’idée que le type au pull vert et aux cheveux roux ne viendra jamais dans ce bistrot, tenant en laisse une vache bleue et demandant que l’on lui serve au comptoir, pour lui un Martini mandarine et pour sa vache un lait fraise…

    Quant au type en costard gris, que ne pose – t – il pas la même question à « Bing » moteur de recherche sur internet « carburant » à l’Intelligence Artificielle » !

     

     

  • Cacophonie

    … Les puissances médiatiques – presse, audiovisuel – relayées par les réseaux sociaux et par les ordres d’opinion publique, chargent de leurs liquides viciés, l’eau de tous les pleurs ; se répercutent en échos désaccordés de flancs de montagnes en flancs de montagne, proches ou lointains, de val en val, de ville en ville et même par delà les océans…

    Ce sont des échos désaccordés, longs et percutants ; déchirant des silences résistants, murmurant des indifférences… Qui renvoient sans cesse des rires, des plaintes, des cris, des allégresses, des afflictions, des chagrins, de la morosité, des grondements…

    Et toutes les voix du monde…

    Quelle cacophonie !

    Et dans cette cacophonie il devient de plus en plus difficile d’entendre le chant du traquet rieur, le coassement du crapaud un soir de juillet dans les jardins, et… Encore moins ce que des vagues se brisant sur les rivages peuvent porter d’histoires, de vies, de confidences et de visages à un promeneur sur une plage…

     

     

  • Le mot du jour

    … Si un journal tel que Le Monde, titre « Israël assiège Gaza et rejette une pause humanitaire » - en première page – cela « donne une idée » du « sentiment général » qui domine dans les opinions qui en arrivent à évacuer les attentats atroces commis par le Hamas sur le territoire israélien le 7 octobre 2023…

    Du « grain à moudre », donc, pour les soit-disant antisionnistes qui « basculent » implicitement dans l’antisémitisme…

    Je fais en conséquence du « Lapallicisme » : « si il n’y avait pas eu cette attaque du Hamas (1400 Israéliens assassinés) le 7 octobre 2023, il n’y aurait pas eu de bombardements sur Gaza par l’armée Israélienne »…

     

  • Islam et cosmos

    … L’Islam fondamentaliste radical avec état islamique, califat, djihad et charia ; n’aura jamais d’astrophysiciens, de projets d’exploration de l’univers, n’enverra jamais d’hommes sur Mars…

    C’est Allah qui a tout créé point barre ! Et malheur à qui conteste !…

     

  • Religion

    … La « religion » en laquelle je crois « dur comme fer » et que d’ailleurs je pratique en plus d’avoir la foi en elle, c’est celle du Livre, de la Culture, de la Pensée, de la Poésie, de la Science, de l’Art, de la Musique…

     

    Mais je me dis aussi parfois, que les œuvres des cloportes, de l’épeire, du bousier et du lombric, sont peut-être des œuvres « plus éternelles » que les œuvres des humains… Quoiqu’il n’existe en fait que des « éternités provisoires », le maximum si l’on peut dire pour une longueur d’ « éternité provisoire » étant de cinq milliards d’années soit la durée de vie de notre étoile le Soleil…

     

    Durant l’âge de la pierre, depuis l’Australopithèque jusqu’ à Sapiens Sapiens, la technique de taille et de fabrication d’objets – utilitaires et « artistiques » ou n’étant pas de première nécessité- n’a cessé d’évoluer et de se perfectionner pour atteindre son plus haut niveau, sa plus grande diversité à la fin du Paléolithique Supérieur avec les Magdaléniens de -16 000 à -12000 environ…

     

    « Dieu » - ou quelque « Créateur » ou « intelligence qui dépasse notre entendement humain »… Peut-être faut-il « aller le chercher »… Dans « l’ère de Planck » soit avant le « Big Bang » depuis un « temps zéro inaccessible » jusqu’à ce que l’Univers d’actuellement 13,7 milliards d’années mesurait à sa naissance -en diamètre – 1,62 multiplié par 10 puissance moins 35 mètre (la plus petite longueur connue et pouvant être calculée « humainement »)…

    Ce n’est pas, pas du tout, ce qu’enseigne l’Église Catholique Apostolique Romaine (ou Orthodoxe) ni l’Islam ni aucune religion… Ni non plus les légendes de peuples très anciens en Mézo Amérique, Asie Pacifique Océanie, Afrique, d’il y a des milliers d’années…

     

    D’ailleurs le « Big Bang » en tant que théorie et que cosmogonie actuelle qui se fonde sur les découvertes scientifiques récentes – celles depuis le 20ème siècle… N’est jamais que le « modèle actuel de référence »… Qui n’a pas tout à fait l’adhésion de la totalité de la communauté scientifique…

     

    En promenade sur un chemin de montagne, à la vue d’un bousier pattes en l’air, je remets ce bousier sur ses pattes afin qu’il poursuivre sa route… Et je suis autant émerveillé à la vue de la Voie Lactée dans le ciel de la nuit, que penché au dessus d’une cétoine cheminant entre des cailloux sur un sentier…

     

     

  • Pensée du jour, vendredi 29 septembre

    … Accepter une blague sans accepter le manque de respect, c’est « bien beau », c’est « bien moral »… Mais qu’est-ce qui est respectable, sinon ce qui n’est pas sujet à blague ?

    Or, qu’est-ce qui n’est pas sujet à blague ?

     

  • Ah, ces cimetières ...

    … Ah, ces cimetières où tu n’as pas les tiens, que de temps à autre ici ou là, dans ce beau pays de France, tu visites, t’arrêtant devant une tombe abandonnée, de terre surmontée d’une croix en bois ou devant un « grand livre de pierre » sur lequel depuis bien des années, plus personne ne vient poser de fleurs… Imaginant ce que fut la vie de celui, de celle dont l’inscription sur la pierre s’est effacée… Que n’as tu, ta vie durant, rejoint par la pensée, par voie postale ou « webienne », ou en vélo, en bagnole, en train, à pied… Cet « ami ou amie sans guillemets »… Dont tu t’es éloigné au « profit sans profit » d’« amis avec guillemets »…

     

     

  • Lumière et obscurité

    … « Car les uns sont dans l’obscurité et les autres dans la lumière.

    Et l’on voit ceux qui sont dans la lumière, mais non point ceux qui sont dans l’obscurité. »

    [ Bertold Brecht ]

     

    … Il est cependant une question que peu d’entre nous se posent, c’est celle – ci :

    De quoi est faite la lumière, de quoi est faite l’obscurité ?

     

    Car si la lumière n’est qu’éclairage et si l’obscurité n’est que sombritude, alors la lumière et l’obscurité sont dépendantes de la manière dont l’une et l’autre apparaissent au regard…

    L’éclairage est ce qui fait voir mais ne fait pas forcément voir ce qui doit être vu dans sa réalité complète.

    La sombritude est ce qui enveloppe le regard tel un voile et dissimule ce qui doit être vu qui pourtant existe.

     

    Ceux et celles qui sont dans la lumière et que l’on voit – mais « ne sont que  dans la lumière du monde » - n’éclairent que ce qui, à leurs yeux, doit être vu.

    Ceux et celles qui sont dans l’obscurité et que l’on ne voit pas – mais « ne sont que dans l’obscurité du monde » - sont peut-être eux, dans la lumière, celle qui n’est pas de l’ordre du monde…

     

  • Le temps qui passe

    … L’écoulement du temps est dépendant de nos activités quotidiennes, ainsi que du contenu dont nous meublons chacune de nos journées…

    Plus les activités quotidiennes sont répétitives et se ressemblent, plus le contenu de chacune de nos journées est fait de ce qui s’entasse, se superpose et compose le même ensemble… Et plus le temps « passe vite »…

    Ce n’est qu’avec le recul (lorsque le temps s’est écoulé et que les jours d’avant deviennent un « paysage » qui se déroule sous nos yeux), que parfois, lorsque « un coin particulier du paysage » contient du souvenir aussi dense que précis, de ce qui fut… Que le temps écoulé, alors, nous semble avoir moins vite passé…

    Lorsque les souvenirs sont à la fois nombreux, denses et précis, que l’on soit âgé de 18 ans ou de 30 ou de 80, le « paysage des jours d’avant » qui se déroule sous nos yeux, nous paraît aussi vaste que le paysage que l’on aperçoit, par exemple depuis le sommet du Mont Ventoux à 1912 mètres d’altitude, d’où l’on voit dans le lointain, la Méditérranée ; à 110 km à vol d’oiseau…

     

  • L'imaginaire

    ... L'imaginaire qui s'éveille... Enfin "qui peut s'éveiller"... À la vue - et pour autant qu'il est possible - d'une personne que l'on connaît - sans vraiment la connaître - ou encore l'imaginaire qui s'éveille, devant le "livre de pierre" (c'est à dire la tombe de quelqu'un que l'on n'a pas connu) dans un cimetière... Cet imaginaire donc, venu on ne sait d'où ni comment, que l'on n'a pas cherché à éveiller - mais qui nous est cependant venu... Dans une certaine mesure, "rejoint" peut-être?, ce qu'est cette personne dont nous savons si peu d'elle, rejoint ce que fut l'inconnu qui gît sous la pierre...
    Bien sûr l'"histoire" que l'on invente - ou qui, on ne sait comment, se construit, est sans nul doute différente de la "vraie histoire" de la personne... Mais en quelque sorte, elle a rendu vivant dans notre esprit, quelque chose qui aurait pu être... D'une personne que l'on connaît peu, d'une personne que l'on n'a jamais connue...

    ... Il n'y a pas de vie humaine sans imaginaire... Même s'il y a des gens de peu d'imagination, de peu de rêves, ou qui pensent peu, qui pensent comme il est "de bon aloi" de penser...


     

  • "Cent balles dans le Dada"

    Hommes sans voix

    … Tant que le Marché aux mains des dominants qui sont tous multimilliardaires et possédent à seuls 90 % des richesses et des ressources de la Terre, sera peuplé d’acheteurs, et que les acheteurs pour bon nombre d’entre eux, verront accrues, dans un système économique de marché, des facilités de financement mises en place par les dominants…

    Tant que près de la moitié de huit milliards d’humains, mettra « cent balles dans le Dada » et que le « Dada » branlotera, faisant ainsi illusion, sans même la pièce insérée…

    Tant qu’il y aura de ceux et de celles qui dialoguent avec les puissants, persuadés qu’ils sont, ces puissants, créateurs d’emplois et de bien – être relatif pour le plus grand nombre…

    Les hommes et les femmes sans voix, qui ne peuvent acheter – ou si peu - tant ils vivent dans la précarité, n’auront pas pour les défendre ou pour les représenter, assez de porte-paroles qui eux, dérangent, bousculent, sensibilisent les clientèles du Marché, et qui à force de «faire sonner les cloches » parviennent à empêcher de dormir les puissants…

     

     

  • La lumière rétrécie, des coronaires autour du cœur du monde

    … Tout comme les petits ruisseaux font les grandes rivières, les petits « han de heurts » font les grands « han de heurts »…

    Et c’est dans un grand « han de heurts » fait de multiples petits « han de heurts », que bat le cœur du monde dont les coronaires, de plus en plus « stent’cées », présentent jour après jour, une lumière que des concrétions obturantes, diminue…

    Lorsque les stents ne suffiront plus, et qu’il faudra envisager des pontages coronariens, quels bouts d’artère, fémorale ou autre, en l’état déplorable où ces bouts d’artère seront, pourra-t-on alors prélever ?

     

    NOTE : en langage médical, la lumière est le diamètre intérieur d’une artère, notamment d’une artère coronaire, mesurée en millimètres ou évaluée en pourcentage.

    Lorsque le pourcentage est inférieur à 50 %, l’on procède à la pose de stent…

     

     

  • Ces livres vivants devenant des livres de pierre

    … Nous sommes comme des livres dont on ne voit que la couverture, dont on ne lit que l’introduction… Au mieux quelque pages de ci de là, et dont presque personne ne connaîtra le contenu (en revanche quasiment tout le monde aura imaginé ou inventé un contenu très différent du contenu réel)…

    Lorsque nous expirons et disparaîssons, le livre vivant que nous avons été et que personne n’a entièrement lu, dont tout le monde a vu la couverture… Devient dans un cimetière, un livre de pierre… Et il arrive – rarement cependant – que s’éveille un imaginaire de passage, qui lui, sera peut-être plus proche du livre vivant qui a précédé le livre de pierre…

     

     

  • Intolérance, stupidité et fanatisme

    … Selon Albert Camus, l’intolérance, la stupidité et le fanatisme peuvent être combattus séparément…

    Mais à la condition, cependant, que l’intolérance, que la stupidité et que le fanatisme ne se manifestent pas au même moment, ensemble…

    Cela dit, l’indifférence est peut-être encore plus difficile à combattre, notamment lorsqu’elle est en quelque sorte une « gestation » de l’intolérance, de la stupidité et du fanatisme qui, insidieusement, « couvent » dans une « neutralité de principe et d’habitude »…

     

  • Les mots viendront plus tard...

    … Le vécu, dans le moment où il se vit, ne s’écrit pas.

    Les mots viendront plus tard mais ils ne seront pas l’exacte photographie de ce qui fut vécu tel jour, dans telle situation et dans tel environnement.

    Écrit-on ce que disent des regards, des doigts qui se touchent, des silences entremêlés?

     

  • Le tableau raté

    … Le grand, l’immense, l’infini tableau de la vie, du monde, de tout ce qui dans son ensemble le compose, ce tableau… Est raté…

    Un tableau raté, oui…

     

    Mais une part de ce qui fait le tableau lorsque l’on le contemple en ses détails, dans les nuances de ses couleurs, dans ce que l’on parvient à voir que les premiers plans nous obscursissent ou nous déforment, est à ce point sublime que cette part de sublime si minime soit-elle, nous le fait aimer, ce tableau raté, en dépit de quelques coups de poing parfois assenés sur une table, sur un mur, sur une porte qui ne s’ouvre pas ou une porte qui s’ouvre sur une pièce où l’on étouffe…

     

     

  • Des confettis

    … « Quoiqu’on comète… Mettons-y des étoiles »…

     

    Des étoiles qui seront davantage vues par ceux et celles dont tu ignores le regard qu’ils, elles portent sur les étoiles que tu mets dans la comète… Que par ceux et celles dont tu imagines, dont tu rêves, dont tu espères ce regard que tu voudrais bien qu’ils, elles portent sur les étoiles que tu mets dans la comète…

     

    Des étoiles que tu lances tels des confettis par la fenêtre que tu ouvres en grand, que le vent emportera et réduira en poussière…

     

     

  • Humanisme

    … Ce que l’on appelle « humanisme » avec tout le « cortège » de pensées morales, de dispositions prises pour qu’une société et une civilisation fonctionne au mieux, et que l’on conforte, développe et dont on débat… Et que l’on sublime…

    N’est qu’une « couverture » sous laquelle on dissimule une nudité brute, odorante, fragile ; une couverture que d’ailleurs on ne cesse de salir…

    L’humanisme n’est rien d’autre que l’essentiel de ce qu’il est, mais dont peu d’entre nous font état : c’est une conscience aiguë de l’existence de l’autre, des autres autour de nous, de l’existence de tout ce qui vit en même temps que nous sur cette planète, dans les airs, dans les eaux, sur la terre ferme…

     

     

  • Compassion ...

    … La compassion pour ce qui ne ressemble en rien à ce que l’on est, pour ce qui est tout ce dont un autre est fait et nous est étranger, mais que parvenons autant que possible à exprimer et à montrer lorsque l’autre se trouve en situation inconfortable ou dramatique… N’est pas forcément, pour autant « juste et authentique », dans la mesure où nous méconnaissons les raisons qui ont entraîné une situation difficile dans la laquelle l’autre se trouve…

    La compassion, calme et réfléchie, dénuée de sentiment exacerbé, d’émotion, et n’étant plus celle qui est dictée par une « morale conventionnelle », est la marque d’un être qui ne se laisse pas abuser par ce qu’il voit, entend, sent, touche autour de lui… Ni par ce que l’on lui fait voir, entendre, sentir, toucher…

     

     

  • Intranquilité ...

    … Sans intranquilité, il n’y a peut-être pas d’intériorité…

    Mais cette intranquilité, au mieux gérée, difficile à vivre en soi – et cependant nécéssaire quoique cela puisse se discuter – rend l’intériorité, aussi paradoxal que cela paraîsse, « confortable » voire « heureuse »…

     

  • Gommer sans déchirer ...

    « Certains jours, j’ai rêvé d’une gomme à effacer l’immondice humaine » [ Louis Aragon ]

     

    … Il faut dire que certaines variétés d’immondices incitent à fortement appuyer de la gomme sur ce qui macule le papier et heurte le regard… Alors, au risque de déchirer la feuille de papier, avec la gomme on frotte vigoureusement, et ne parvenant point pour autant à faire disparaître l’empreinte laissée par ce qui maculait le papier ; rageusement l’on frotte encore plus fort et la feuille se déchire…

    Gommer sans déchirer, n’est pas encore « entré dans l’Histoire »…

    Et, ne plus avoir besoin de gomme n’est pas, non plus, encore, « dans les cartons de l’Histoire »…

     

     

  • La dictée, en berne sur la planète ?

    … Lu dans « Le Quotidien » : « Il n’y a que la France qui fait des dictées ! C’est une sorte de délire national »

     

    … S'il n'y a "que la France qui fait des dictées" C'est la France qui a raison, seule et contre tous ! Le massacre simplificateur réducteur niveleur des langages et des grammaires de toutes les langues écrites et parlées, est un crime contre l'humanité, un enterrement de la civilisation, un attentat contre la pensée ! … Dis-je ! Persiste et signe ! …

    … « les papous ne font pas de dictée »… « La dictée n’est qu’un instrument de mesure »…

    Sans doute, oui, sans doute…

    MAIS à l’école primaire la dictée demeure à mon sens un exercice nécessaire… Qui n’en est plus un, d’exercice, que « de circonstance », comme par exemple certains concours de dictée lors de manifestations culturelles, proposés à des personnes désirant participer…

    Par exemple, au Festival de géographie à Saint Dié dans les Vosges, il y a toujours le samedi après midi, un concours de dictée auquel des gens de tous âges peuvent participer…

     

    … Cela dit – sans «rapport avec la choucroute » (rire)… À quand un « retour de terre inconnue » (cette émission préférée des Français qui a lieu tous les huit mois environ) avec pour invité de marque un personnage charismatique, artiste ou comédien ou écrivain, revenu d’un séjour de deux semaines en Papouasie, ou d’un village de Talibans en Afghanistan, ou encore de quelque coin perdu de steppe sibérienne au fin fond de la Russie… Et… Beaucoup d’émotion, de larmes, de fervent humanisme exprimé, huit millions de téléspectateurs ? …

    Et, ce que l’on ne voit jamais dans l’émission : l’hélico de sauvetage prêt à décoller pas très loin, appelé en cas d’urgence par internet satellite depuis la « petite valise munie d’une antenne radar » du technicien accompagnant discrètement (sans être vu) l’« expédition » d’une durée de deux semaines… ( rire… « quelque peu iconoclaste »)…

     

    C’est bien vrai : dans « voyage séjour en terre inconnue », là où le personnage charismatique – artiste, comédien, écrivain – est invité chez des gens vivant dans des endroits « à l’écart de la civilisation occidentalisée consumériste »… On ne fait pas de dictée !

     

     

     

     

  • "Dérouler le fil" ...

    … Dans cette certitude qui se fonde et s’entretient en soi, de détenir la vérité absolue au sujet de telle ou telle chose à laquelle on pense et que souvent l’on ne manque pas d’exprimer haut et fort ; il entre une certaine forme d’arrogance ou de fierté qui se manifeste par le fait de vouloir imposer son point de vue en sublimant de surcroît ce point de vue, et en pensant que l’autre serait dans l’incapacité de comprendre, faisant ainsi allusion au manque supposé de réflexion et d’ouverture d’esprit, de l’autre…

     

    Si une vérité devait vraiment apparaître en s’esquissant à plus vrai dire qu’en se dessinant à traits nets ; cela ne pourrait être que comme lorsque l’on déroule peu à peu le fil d’une bobine centimètre par centimètre, en s’efforçant de défaire les nœuds successifs très nombreux tout au long du fil déroulé sans que le fil se rompe.

     

    Ainsi faudrait-il pouvoir dérouler le fil le plus loin possible, jusqu’au plus près de son extrémité, ce serait alors comme un filet d’eau (un ru) se dispersant en filets encore plus étroits et imprécis dans leur cours ; de telle sorte que la source même, dissimulée – et peut-être multiple – le long de la paroi rocheuse recouverte de végétation, ne pourrait être identifiée ou localisée.

     

  • "Si c'était à refaire" ...

    … Ne pas savoir ce que je suis venu faire dans cette vie, du 9 janvier 1948 jusqu’au jour de mon « envol dans les étoiles »… Me préoccupe parfois sans toutefois me désespérer…

    Je « fais confiance » (si je puis dire) à celles et ceux de mes semblables qui, de leur vivant en même temps que moi, « savent » (façon de parler) ce que je suis venu faire dans cette vie parmi eux, qui « a pu leur paraître utile » …

    Selon « ce qui est le cas », « si c’était à refaire » « je sauterai à pieds joints dans le même bain » quitte à retrouver dans ce même bain, les mêmes incertitudes et les mêmes inconforts »…

     

  • Exister dans ce que l'on pense

    « Penser est une chose, exister dans ce qu’on pense est une autre chose »

     

    [ Kierkegaard ]

     

     

    … Ce monde de polémique-pilori, de l’aversion et de l’oubli, de réactionnaires, d’obscurantistes, de coalisés de toutes les phobies, et où l’invective se substitue au questionnement, est cependant celui en lequel en même temps, au nom d’un illimitisme du tout permis, au nom d’une liberté sans aucune barrière, au nom d’une ouverture à l’autre qui s’apparente davantage à de l’acceptation, à de la démission et à de l’ abdication , plutôt qu’à cette tolérance que prônait Voltaire au « siècle des lumières »… Est un monde où se multiplient, s’affrontent et se déploient les « émissaires » d’une parole sublimée, contrefaite et brandie telle un insigne de ralliement à un ordre « convenable » ou « de mode »…

     

    Il n’en demeure pas moins, intemporellement, depuis les premiers « grands penseurs » de l’antiquité Grecque et Romaine, que « penser » se fonde sur de l’interrogation et sur de la conscience aiguë de ce qui est ; et que « exister dans ce qu’on pense » ne peut se fonder que sur ce qui, exprimé, se traduit en agissement et en comportement – autrement dit en exemple donné – sans pour autant s’imposer ni être sublimé…

     

     

     

  • Liberté et égalité "sanctifiées"

    … Au fanatisme islamique, au retour du religieux notamment avec la remise en cause de l’avortement, à la politique d’intégration et de déculturation, à la défaite de la pensée… La France et l’Europe répondent par le nihilisme égalitaire, non seulement des intelligentsias et des diasporas progressistes, mais aussi de toutes les strates de la société fondues dans une culture de l’opinion publique relayée, dans le culte des apparences, dans l’idée si couramment répandue selon laquelle est qualifié de raciste celui ou celle qui, au droit à la différence « sanctifiée, modélisée et médiatisée » de l’autre, refuse de se soumettre à l’ordre de l’opinion, refuse d’abdiquer et de laisser croître tous ces abus et toutes ces dérives, ferments de déliquescence de la société ; est qualifié de réactionnaire, celui ou celle qui conteste cette liberté et cette égalité « sanctifiées», modélisées, étatisées » et dénaturées et perverties…

     

     

  • L'insoumission

    … L’insoumission est totalement incompatible avec l’exercice du pouvoir, et cela quelque soit ce pouvoir – en place ou en devenir…

    Tout ce que peuvent faire des insoumis c’est d’établir déjà entre eux, de la relation, sachant bien que la relation est faite d’échange, de rapport de communication, d’association d’idées, de projets et de réalisations, mais aussi d’opposition… Et si possible bien que cela soit difficile, d’établir de la relation (qui également est faite d’échange, de rapport de communication, d’association d’idées et de réalisations, et d’opposition) avec des gens qui eux, ne sont pas des insoumis, voire sont des gens de l’Ordre dont certains de ces gens détenant du pouvoir…

    Mais des insoumis ne peuvent par eux-mêmes exercer quelque pouvoir que ce soit, l’insoumission se définissant par le fait de n’être d’aucun ordre établi…

    Ainsi dans l’insoumission, c’est le principe de relation – avec ses « règles » naturelles et universelles, qui se substitue à tout ordre établi…

     

     

  • Littérature dangereuse

    … « Si on n’a pas de littérature dangereuse, on n’a pas de littérature du tout » [Douglas Kennedy]

     

    … De littérature… Ou de caricature, ou de réalisation artistique, dangereuse…

     

    À plus vrai dire, aucune littérature, aucune caricature, aucune réalisation artistique, n’est dangereuse…

    Il n’y a que des littératures, des caricatures, des réalisations artistiques… Dérangeantes, incomprises, zappées ou passées sous silence, violemment critiquées, censurées… Ou parfois « autorisées » parce que considérées « valeurs marchandes » …

    Ce qui rend la littérature, la caricature, la réalisation artistique, dangereuse, c’est ce que l’on en fait au nom d’une idéologie ou d’un odre d’idée étant le fait de celui, de celles, de ceux qui en font l’exégèse dans un dessein de dominance et d’ostentation agressive…

     

     

  • Extrémismes et ordres établis

    … Tous les extrémismes, les radicalismes, les fondamentalismes, les intégrismes… Se valent. Il n’y a pas d’ « extrémisme d’ultra droite », il n’y a pas d’« extrémisme d’ultra gauche », il n’y a que des extrémismes « tout court » qui, tous, se rejoignent dans la même contestation violente, dans le même « projet » d’élimination d’un ordre établi non accepté, ou d’un ordre ou de plusieurs ordres en place et en vigueur à abattre…

     

    Tous les extrémismes sont quasiment tous, communautaristes, religieux, affiliés à des mouvances, à des groupes de personnes, à des influences exerçant des pressions et des dominations, avec leurs tendances, leurs mots d’ordre, leurs idées… Et tous assujettissent, rendent les gens dépendants…

    Plus ils se diversifient et se multiplient, et plus ils se réclament, les uns et les autres, d’un « esprit de vérité » et d’une soit-disante liberté de pensée, en somme, d’une « pensée individualisée (mais qui rejoint la pensée du groupe, de la communauté)… Et en ce sens, aucun extrémisme ne peut se prévaloir de défendre, de promouvoir, de porter en avant, la pensée individuelle ou personnelle…

     

    Tous les extrémismes sont des dictatures, ont tous des meneurs, des « gourous », des « messies », des chefs… Et des bannières, des mots d’ordre, des marques…

    Tous les extrémismes sont des systèmes de pensée, des mondes clos, des « machines à broyer les gens » (tout comme d’ailleurs les ordres établis avec leur morale, leur police, leurs dirigeants, leurs dominants – possédants, leurs clientèles)…

     

    Le résistant commun, l’opposant commun à tous les extrémismes, à tous les ordres et désordres établis… C’est l’intelligence dans la relation humaine… La relation humaine dans toute sa complexité, dans toute sa diversité de milliards de personnes et de situations autant communes que singulières…

     

     

  • Sincérité

    … « Dans un monde où tout est faux, où tout n’est qu’apparence, mensonge, trahison, rien n’est plus précieux qu’une âme sincère »…

     

    Toute personne en ce monde, qui offre à ses semblables, à ses proches comme à toutes ses connaissances autour d’elle, et même à des inconnus ou à des gens n’ayant été qu’une seule fois rencontrés… Cette sincérité, totale, absolue, indéfectible, permanente, bien que parfois dérangeante ou qui étonne et que cette personne porte en elle-même comme l’on porte en soi les organes et les tissus de notre corps… Est assurément le don le plus précieux, le plus beau cadeau que cette personne offre à ses semblables … Et c’est plus beau, encore, que de voler comme un oiseau, que de gagner une grosse somme d’argent, que d’être un personnage influent, connu et suivi…

     

    Il faut le savoir parce que c’est vrai, vrai universellement et intemporellement, de nos jours si difficiles, si incertains, si troublés, si chaotiques dans ce monde de violences et d’individualismes forcenés, tout comme par le passé… Cette sincérité totale, permanente, indéfectible et absolue, de quelques uns et unes de ci de là de par le monde… Ça existe et ce n’est pas, comme l’on pourrait le croire, « si rare que cela »…

     

     

  • Réalité des êtres, des choses et des faits

    … De ce dont on témoigne, de ce que l’on observe, de ce que l’on raconte, dans le langage et dans le ton dont on use, apparaît ou transparaît ce que l’on en dit de bien ou de mal, en une vision « moralisante », engagée ou partisane, qui s’articule, se fonde, sur ce que l’on croit…

    C’est la raison pour laquelle tant de visions se font ; tant d’images sont produites, arrangées, contrefaites , présentées « en trompe l’œil », dont les contenus sont accentués, décolorés, déformés…

     

    C’est la réalité même des êtres, des choses et des faits , telle qu’elle est, constituée de tout ce qui la compose sans qu’elle soit accentuée, décolorée, déformée, contrefaite, arrangée… Qui devrait être la seule « morale » …

    Ce qui est loin d’être le cas dans le monde où nous vivons… Et qui n’a jamais, d’ailleurs, été le cas…

     

     

  • Les émotions

    … Comme le disait Louis Ferdinand Céline [ alias Louis Ferdinand Destouches ], « c’est l’émotion qui compte, qui est la base de la vie »…

    En effet ce sont nos émotions – en face du beau comme en face du laid – qui nous inspirent, qui sont la « matière première » de nos pensées, en tant qu’écrivain, artiste, créateur ; en tant qu’homme ou femme que nous sommes, tels que nous sommes fait de tout le contenu qui est en nous et ne ressemble à aucun autre contenu, lié à tout ce que contient ce qui est hors de nous et nous atteint, se porte à notre connaissance, et fait trace en nous…

    Mais… Lorsque l’émotion – en face du beau comme en face du laid, en face de ce qui nous est montré en étant arrangé – est suscitée, dictée par l’ordre de l’opinion publique, par les ordres sociaux, politiques, économiques, marchands, clientélistes, l’ordre des réseaux sociaux, l’ordre du monde et des modes… Alors l’émotion fait de nous, davantage des individus que des personnes humaines…

    L’individu démultiplié, à partir de trois et jusqu’à cent, mille, un million, dix millions… Applaudit, relaye, gronde, suit, rit, pleure, tout cela en une houle qui roule, déferle, individualise, assemble mais ne relie pas, ne réunit pas…

     

     

  • Jugement ou morale dans le propos

    … Le jugement ou la morale ne sont pas, ne doivent pas être, dans le propos, dans le dit ou l’écrit, de ce que l’on raconte, mais dans le fait même, tel que ce fait est observé, ce fait dont il est témoigné dans sa réalité, dans son authenticité… Encore faut-il que la teneur du propos ou que l’image produite de ce qui a été observé, ne soit pas un propos ou une image « arrangé »…

    En ce sens, le poète, le penseur, le chroniqueur, le témoin de son temps, en son for intérieur convaincu de la « vérité de sa vision des choses », et qui, par mouvement naturel en lui, « arrange » dans le sens où il souhaite être compris… Est un imposteur… Un imposteur qui souvent s’ignore…

     

  • L'air du temps

    … L’air du temps, celui d’aujourd’hui, depuis le commencement du siècle présent, n’est plus empli de la préoccupation de l’avenir, de la raison, de la justice, de l’universel, de la liberté… De ces valeurs qui nous viennent de notre histoire enracinée de pensée grecque…

    Dans le règne désormais, qui s’étend à toute la planète, de la marchandisation des biens, des services et pour ainsi dire de la vie humaine et animale ; des technosciences et des opinions publiques changeantes qui s’invitent via internet au vu et au su de tout le monde… Disparaît l’humain, remplacé par la machine… Ou – dans mon « jargon »- « l’ humanuscule » (une sorte de nouveau consommateur-client-abonné-profilé »)…

    Retrouver – si l’on peut encore y parvenir – la conscience éclairée de notre Histoire, mais sans nostalgie de ce qui fut, n’est plus et ne sera plus ; sans repentir de ce qu’ont fait nos prédécesseurs et qu’aujourd’hui nous réprouvons, mais aussi sans oubli parce que ce qui a été fait ne peut être « rayé de la carte de l’Histoire »… C’est en quelque sorte, peut-être pas « refonder ou repenser le monde » mais « porter un regard ouvert sur ce monde dans lequel nous entrons, qui n’est plus le même et qui néanmoins, sera toujours fait d’humains…


     

  • Traces sur les pistes pierreuses

    … L’enfer des temps de guerre, les jours et les saisons qui passent avec leurs entr’actes d’enfer, traversant l’histoire du monde et des hommes…

    Le dérisoire envol des étoiles montantes, la chute des gloires, les fractures de la vie…

    Le pourquoi des enfants dont l’innocence est blessée, heurtée de tout ce qui la meurtrit et la contraint à disparaître…

    Les prières muettes, les silences et les indifférences…

    Toutes les rues où la vie court emplie de cris, de haines, d’étalages de tout ce qui se montre, s’existe, se vend et s’achète, s’échange ou se vole…

    Sont des traces que laissent sur les pistes pierreuses et creusées d’ornières d’un désert infini, ces petites créatures parmi tant d’autres que sont les hommes et les femmes d’ici et d’ailleurs, toutes d’une seule et unique fois mais aussi d’une « éternité provisoire »…

    Le paysage n’est pas, cependant, un désert absolu…

    Les arbres, les fleurs, l’eau claire du puits ou du ruisseau ou de la source, l’homme ou la femme qui t’accueille… Ne sont pas que des rêves…


     

  • La laideur est ordinaire, la beauté est unique

    … Si j’étais un extraterrestre humanoïde ayant un temps séjourné sur la Terre et vu vivre et s’activer les humains, je n’évoquerai dans l’histoire que je raconterai, revenu sur ma planète d’origine, ni les milliardaires ni les lobbies ni les religions ni les grands han de heurts dans les familles dans les débats publics et sur les réseaux sociaux et internet ni les guerres ni les magazines de mode ni tout ce qui défait les paysages et épuise la terre…


     

    J’évoquerai l’alternance des saisons, la venue des feuilles et des fleurs au printemps, la punaise rayée, la cétoine dorée, le ciel étoilé de la nuit, les nuages rouges de la galaxie d’Andromède, observés par les astrophysiciens, les œuvres de littérature, de musique, de peinture, de poésie, les dessins des enfants des écoles accrochés au mur de la classe…


     

    J’évoquerai la moitié du monde faite de toute la beauté du monde et de quelques belles personnes de ce monde…


     

    Et, tout en la sachant pour l’avoir vue, je ne parlerai pas de la moitié du monde faite de toute la laideur du monde et de quelques mauvaises personnes…


     

    La laideur est ordinaire et d’une désolante banalité dans tous ses aspects différents les uns des autres, la beauté est unique en chaque être et chose qui la porte en propre…


     

    Mais je ne suis pas cet extraterrestre et, comme beaucoup de mes semblables ne se résolvant pas au silence et plus témoins que crieurs ; humain que je suis, je ne puis occulter la laideur et la violence… Même si c’est la beauté du monde que je retiens en vérité au fond de ma pensée…


     

  • Les jours mal rouis

    … Ce sont ces jours qui filent, ordinaires et sans événements notables, dont on ne situe jamais le moment où dans l’année ces événements se sont produits, jours qui, durant le temps de notre vie sont les plus nombreux ; où ce qui les a fait être ce qu’ils furent s’est étiré en instants confondus, aucun de ces instants n’ayant été isolé des autres et encore moins dans le souvenir fixé…

    À vrai dire ces jours qui ont filé, ordinaires et sans événements dont on se souvient, n’ont pas été rouis…

    Est-ce à dire que si, comme des fibres végétales, les moments dont ces jours ont été faits ont pu être retenus entre les doigts de la mémoire ; ces jours qui ont filé ont été « bien rouis » ?

    En somme, les jours « bien rouis » sont les jours heureux, où la partie râpeuse de chacun des moments qui ont fait ces jours a été dissoute…

    Les jours « mal rouis » sont les jours malheureux où la partie râpeuse de chacun des moments qui ont fait ces jours n’a pas été dissoute…

    Les jours « inrouis » sont des jours qui ont « raté d’être heureux » …


     

  • Sage, révolté et poète

    … « Accepter ce qui vient est la tâche des sages ; rejeter ce qui ne va pas est la mission des révoltés ; dire la violence, la paix, le sang, le miel, les défaites et la folie est le métier des poètes »…

    [ Karim Akouche ]


     

    … Accepter, mais dans la reconnaissance de ce qui est sans y être soumis et en même temps comme dans la réalisation d’un tableau où entrent toutes les composantes de la réalité du monde et des rêves de millions d’hommes et de femmes ; et rejeter ce qui ne va pas mais par des comportements, des choix, des agissements, de la parole et de l’écrit, et de l’exemple donné, plutôt que par des armes et par de la violence ; et dire, oui, la folie, le sang, le miel, les défaites et la violence comme le font les poètes mais dans un langage qui engage et se fait moteur plus qu’il ne séduit…

    Être en même temps et indissolublement sage, révolté et poète, c’est peut-être bien là, cette « mission » qui incombe autant à chacun en ce monde qu’aux artistes et aux écrivains qui sont à la fois des sages, des révoltés et des poètes… Ça serait peut-être ça, la « nouveauté » …


     

  • Louise Michel

    Louise michel 1

    … « Une Grande Dame »… Née le 29 mai 1830 et morte le 9 janvier 1905… Qui figure dans mon Panthéon de personnages emblématiques… Avec Élysée Reclus et quelques autres… « Grands et vrais anarchistes »…


     

  • Poussière

    … Dans un ciel déchiré par les dieux, poudroie toute une poussière d’humanité.

    Les dieux envoient du feu dans les nuages, la poussière d’humanité calamine les nuages.

    Mais la poussière est tout de même traversée de lumière… D’une lumière qui n’est pas celle des dieux…


     

  • Existence

    Exister

    S’exister

    Être existé

    Exister c’est être comme la fleur qui devient cerise sur la branche du cerisier, et c’est aussi respirer, embrasser, aller aux cabinets…

    S’exister c’est quand tu te mets une boule rouge sur le nez et que tu fais un numéro de clown sur la place publique en face de cinquante spectateurs, et c’est aussi quand tu postes sur Instagram ou sur Facebook une vidéo-story dans laquelle tu es le personnage central … Ou encore, quand tu te fais chroniqueur ou poète en ligne… Mais soit dit en passant est-ce que chroniqueur ou poète en ligne te fera autant de « likes » qu’une vidéo-story sur Instagram ou sur Facebook ?…

    Être existé c’est être comme l’écolier dont le dessin a été accroché au mur de la classe par la maîtresse…

    Mais en vérité

    Exister et – ou – s’exister sans être existé, c’est ce qui arrive à beaucoup d’entre nous…

    S’il te plaît, ne m’apprivoise pas, apprends moi les choses la vie les étoiles les bêtes et les gens, sans me présenter sur ces scènes qui sont comme des cerceaux enflammés à travers lesquels passent des chiens savants…

    S’il te plaît existe- moi…


     

  • L'avenir de l'Humanité ?

    … Si l’avenir de l’humanité dépend de notre intelligence collective, alors comment une intelligence collective peut-elle s’édifier si dominent des intelligences individualistes essentiellement préoccupées d’un présent dans lequel s’exercent ces intelligences qui sont déconnectées du passé de l’humanité, qui ont la prétention de savoir de quoi demain sera fait, et qui gèrent le présent « dans un grand han de heurts » et en un dédale de galeries marchandes ?


     

  • L'espérance

    … L’on définit habituellement l’espérance comme si elle était l’attente de la clarté naissante du jour qui va poindre…

    Mais le jour qui vient n’amène pas forcément la clarté faisant disparaître l’obscurité.

    La réalité et la beauté de l’espérance procèdent de la force qui anime l’espérance, et cela d’autant plus que l’obscurité de la nuit dont on ne sait si elle est finissante, est difficile à percer… Ou que la clarté du jour venant se fait si éblouissante qu’elle rend le regard non voyant.

    L’espérance la plus belle, c’est celle qui procède d’une force en soi qui anime notre regard et rend voyants nos yeux, alors même que l’obscurité dans sa pesanteur persiste ou que la lumière dans sa vivacité accrue, nous rend aveugles…


     

  • L'histoire de tant de vies

    Cœurs froissés

    Fleurs glacées

    Zappes incessantes

    Tambourinements vociférations et invectives

    Fulgurances jutées au feutre noir

    Sur des consignes de sécurité d’ascenseur

    Sur des pans de murs

    Éveils poisseux dans ces humeurs de soi que l’on se sent

    Éveils dégringolés de rêves qui ont luminé haleté de visages imaginés

    Nuits sans étoiles

    Aubes crépitantes de pluie froide

    C’est l’histoire qui se fait de tant de vies

    Engloutissant d’ improbables purgatoires


     

  • Visages et sourires cassés

    Visage casse

    Visages et sourires cassés

    … Dans un grand « han » de heurts, les morceaux éparpillés des visages et des sourires cassés, se rejoindront…


     

  • Le passé

    … Si le passé n’a pas d’avenir parce qu’il ne peut jamais redevenir ce qu’il fut  - mais être seulement souvenir – il a tout de même des racines…

    Si couper ou arracher les racines – ou les ignorer - c’est se défaire de ce qui relie le présent et le passé ; hisser les racines afin de les faire surgir dans le terreau du présent, c’est rendre le présent, par l’envahissement des racines extraites, plus difficilement supportable qu’il peut l’être lorsque nous n’adhérons pas au présent que nous vivons…

    Dans le présent que nous vivons et auquel nous n’adhérons pas, nous voyons ce présent comme un arbre n’ayant qu’un tronc que nourrit une sève ne venant plus des profondeurs de la terre mais de ce qui entoure à proximité, le pied de l’arbre…

    Et parce que les branches de l’arbre nous paraissent atrophiées, ne s’élevant plus en hauteur, et que le tronc de l’arbre nous semble creux, nous extrayons des racines qui ne sont plus ce qu’elles ont été, raccourcies et surtout déformées par la vue que l’on s’est faite des racines…

    L’erreur consiste à se défaire de ce qui, du passé, nous relie au présent – ou à l’ignorer…

    L’erreur consiste aussi à déformer le passé par la vue que l’on s’en fait…


     


     

  • La morale, l'ordre moral

    … « Quand la morale fout le camp, le fric cavale derrière » [ Jacques Prévert ]

    Mais quand la morale trop s’emmêle, mâtinée de religion, nous régente, nous étouffe, nous tient en ordre sur la route ; ce sont les pharisiens qui nous cavalent au train, du côté qu’ils sont, les pharisiens, du fric et des ordres…

    Mais lorsque s’impose par la contestatation violente, par des mouvements de révolte, ou encore - ce qui est plus souvent le cas- par ce que l’on pourrait définir comme étant du « réformisme conciliant et démissionnaire ; l’amoralité (refus de toute morale) ainsi que l’immoralité (refus de la morale commune), produisent de nouveaux pharisiens, de nouveaux ordres, qui, sous couvert de régulation de l’amoralité et de l’immoralité, « nous prennent bien profond par le derrière » !

     

     

  • S'enfilent les mots

    Des mots blancs

    Des mots bleus

    Mais pas des mots rose bonbon

    Contre les mots noirs et gris

    Dans un vocabulaire, dans une grammaire et dans un langage

    Qui ne sont pas ceux des académies ni ceux des modes ni ceux qui, invités sur les plateaux de télévision s’écoutent, ou sur les grands murs où tout le monde va, se lisent et s’écrivent…

    Tracer des diagonales qui ne sont pas en droite ligne

    Où se posent en enfilade les mots tels des lèvres brûlantes qui atteignent sans pour autant embrasser…

     

     

  • Œuvres en ultra-sons et en phéromones

    … Nos braves et gentils toutous de famille, de dame ou de monsieur âgé seul, petits ou gros, de race ou pas de race, du magnifique berger allemand au petit corniaud à poils ras et bout de queue en bouchon agité… Tous nos chers toutous sans oublier les toutous errants et les toutous cagneux qui font les poubelles…

     

    Ne se « bouffent pas le cul mais se transmettent leurs civilités » lorsqu’ils se rencontrent…

     

    Mais nous humains lorsque nous nous rencontrons, habituellement ou « faisant connaissance », on se serre la main, entre homme et femme on se fait la bise, et si c’est la première rencontre, on dit à l’autre « je suis capricorne, je suis poissons, je suis bélier », et l’autre répond « je suis vierge, je suis scorpion, je suis lion »…

     

    Et durant le temps d’un tour de notre planète la Terre autour du soleil, il se réalise bien plus, à vrai dire beaucoup plus… D’œuvres en ultra sons de chauve souris, d’œuvres en phéromones de fourmis, que d’œuvres en langange humain…

     

     

  • Fourneau refroidi

    … Sans braises encore incandescentes au matin, dans le fourneau refroidi, le feu ne reprend pas…

    Mais au dehors, ces bois, ces champs, ces chemins, ce grand ciel, ce vent, ce soleil, ces défilés de nuages… Qui invitent à s’éloigner du fourneau refroidi… Et de cette flamme qui, aux matins où les braises étaient ardentes, s’élevait, éclairant autour d’elle plus d’images de visages que de visages…

     

     

  • Saucisterre

    Saucisse terre

    … Il faut reconnaître que les Musulmans ne se font pas une telle représentation de la Terre – en forme de saucisse au lieu d’un ballon – à moins que cette « saucisterre » soit de bœuf ou de poulet !

     

  • Le mot du jour

    … Si les baleines et les cachalots pouvaient parler, nous dire « c’est assez » ils ne pourraient pas le dire sur des réseaux sociaux… Sauf peut-être par ondes vocales de telle sorte que lors de la COP 23 du jeudi 30 novembre au mardi 12 décembre 2023 à Dubaï, les participants à cette conférence sur le climat, la Terre, les espèces en voie de disparition et les océans , verraient apparaître sur leurs smartphones ce tweet : « C’est assez », de Miranda…

     

     

  • La "chienne du monde", implacable et aveugle justicière

    « Ce qu’il y a de réconfortant dans le cancer, c’est qu’un imbécile peut attraper une tumeur maligne » [ Pierre Desproges ]

     

    … Et, d’une manière générale, ce qui, en quelque sorte peut nous « venger » des agressions subies, perpétrées par des gens dont nous ne voyons pas le visage, et dans des situations où il nous est impossible de nous défendre, de réagir… C’est que, probablement un jour ou l’autre ces gens qui nous ont agressé verront par exemple leur toiture emportée par une tornade, leurs vacances gâchées dans l’incendie du camping où ils séjourneront, leur médecin leur annoncer la présence en quelque endroit de leur organisme, d’un cancer agressif…

     

    Un imbécile, c’est par exemple un automobiliste impatient, hargneux, arrogant, qui, dans un rond point, klaxonne rageusement un autre automobiliste hésitant sur la sortie à prendre… Et d’une manière générale, toute personne qui a un comportement d’incivilité ou agressif en un lieu public où il dégrade des installations utilitaires…

    Il me paraît « heureux » que la « chienne du monde », cette implacable et aveugle justicière porteuse de maux et de désagréments, un jour ou l’autre, morde cet imbécile…

     

     

  • Diversité dans la condition humaine

    … Dans la diversité de la condition humaine de chacun, plus encore que la différence de condition d’existence au quotidien qu’il peut y avoir entre les riches et les pauvres, il y a la différence de condition d’existence au quotidien, liée à l’état de santé de chacun…

    Nombreux sont ceux et celles dont l’état de santé est si déterioré, que presque aucune activité ne leur est possible, et cela même en dépit des progrès technologiques, médicaux…

    Entre autres différences de condition d’existence au quotidien, il y a celles liées à l’âge – que ce soit à 25/30 ans, à 50 ans, à 80 ans - ; celles liées à l’environnement social, familial, en lequel chacun se trouve, celles liées à l’éducation et aux formations que chacun a reçu ou non, de l’enfance jusqu’à l’âge adulte ; celles encore, liées à tout ce qui peut être acquit par chacun selon ses capacités cognitives, ses facultés naturelles, son activité, son travail…

    Et, il faut bien le dire aussi, une autre condition : celle de la chance que l’on a ou pas, à tel ou tel moment de sa vie.

    Qu’est-ce que la chance si ce n’est une opportunité de rencontre et d’introduction dans un milieu favorable, entre autres événements heureux et inattendus pouvant survenir dans la vie de quelqu’un ?

    La condition de chacun, lorsqu’elle est celle de qui peut s’activer, travailler, réaliser quoi que ce soit selon ses facultés, et donc être « heureuse » (à plus vrai dire « acceptablement heureuse »), n’évolue jamais en « beaucoup mieux » (selon ce dont on rêve), sans un minimum de chance, sans un minimum de conditions et événements et rencontres survenant et ayant des conséquences heureuses et durables…

     

     

  • Ces unités Wagner

    Wagner

    … Ces unités Wagner, de combattants dans l’armée russe, me désolent, à plus vrai dire m’horrifient ; je les assimile à ce que furent les SS, les commandos de la mort, de la seconde guerre mondiale…

    Faut-il, lorsque certains d’entre eux lors d’un engagement sur le front de guerre en Ukraine, sont capturés, appliquer à leur égard, les lois de la guerre ?

    « Pas de quartier ! » donc pas de prisonniers pour ces Wagner pris ou blessés !

    Si nous étions envahis par une espèce extraterrestre très agressive, nos lois de la guerre telles qu’elles ont été définies par 196 pays, ne pourraient pas être appliquées à l’égard des envahisseurs extraterrestres !

    Ces Wagner, tout comme les SS, n’ont que faire des lois de la guerre !

    Wagner = SS !

     

     

  • Sur le Grand Mur

    … Nos détracteurs bien souvent, ne sont pas des détracteurs au sens de ce que doit vraiment être un détracteur c’est à dire un interlocuteur critique ; mais des emmerdeurs ou des aboyeurs…

    Merci à toutes celles, à tous ceux d’entre vous, de tous lieux, de toutes conditions, qui, sur ce « grand mur » qu’est Facebook, contribuent à leur manière, à donner au débat (à tout débat), plus de sens, plus de pensée réfléchie, plus d’humanité, et postent des textes, des images, qui suscitent du questionnement, qui appellent à réflexion…

    Merci également à toutes celles et à tous ceux d’entre vous qui sont des interlocuteurs critiques, donc de vrais détracteurs…

    L’on ne peut pas empêcher les emmerdeurs et les aboyeurs de s’exprimer (liberté d’expression)… Mais l’on peut, les « tagueurs de paysages » et les « montreurs de beauté » , les penseurs et les poètes que nombre d’entre nous sont, en prenant davantage de place sur le « mur », battre à la course les emmerdeurs et les aboyeurs…

     

  • J'espère ...

    … En cette année 2023, mais à vrai dire je le pensais aussi en 2022 et avant, et je le penserai d’ailleurs jusqu’à la fin de mes jours…

     

    J’espère qu’il y aura sur cette terre, du temps qu’il me reste à vivre et encore pour longtemps après que je sois « parti dans les étoiles »…

     

    Assez de gens pour, en promenade le long d’un chemin, remettre un bousier sur ses pattes…

     

    Se baisser pour éviter de déchirer une toile d’araignée dans un passage étroit…

     

    Pour ne pas donner un coup de tatane ou de balai à un minou errant…

     

    Pour saisir entre ses doigts une salamandre se mouvant au milieu d’une route et la déposer au bord, là où elle ne risque plus de se faire écraser…

     

    Pour regarder un trisomique ou un autiste sans se foutre de sa poire…

     

    Pour exprimer de son regard ou de son sourire – encore mieux les deux à la fois – toute l’attention que l’on porte sur des personnes inconnues que l’on croise dans un lieu public (soit dit en passant plus personne ou presque ne regarde personne dans les lieux publics très fréquentés, dans les trains, dans les tramways, dans les bus)…

     

     

  • Fautes d'orthographe et fautes d'humanité

    … « Je préfèrerai toujours les gens qui s’expriment en faisant des fautes d’orthographe à ceux qui les jugent en faisant des fautes d’humanité » [ Claude Semal ]


     

    … Le problème aujourd’hui c’est que de plus en plus de gens qui font des fautes d’orthographe en s’exprimant par écrit – ainsi que des fautes de langage – sont aussi des gens qui font des fautes d’humanité… Et que les fautes d’humanité du plus grand nombre, emplissant l’espace de communication – tant au bistrot du coin qu’autour de la table familiale ou qu’entre connaissances au quotidien, ou encore sur les réseaux sociaux du Net – ne font jamais l’objet d’une aussi grande et générale « bronca » de tous, que celle, de « bronca », qui s’exerce contre quelques intellectuels dédaigneux imbus de leur personne (ou supposés tel)… Dont certains de ces intellectuels d’ailleurs, font, outre des fautes d’humanité, aussi, des fautes d’orthographe et de langage…


     

  • JE réussis ou NOUS réussissons ?

    … Réussir individuellement est devenu obsessionnel dans la société de compétition et de concurrence permanente dans la quelle nous vivons au quotidien…

     

    Dans le « projet éducatif » réformes après réformes depuis 1968, la réussite individuelle est encouragée dans le sens du « développement personnalisé » en un environnement de compétition, au détriment de l’acquisition des savoirs…

     

    Néanmoins, réussir collectivement n’est pas pour autant un projet négligé et fait l’objet d’initiatives et d’expériences intéressantes… Encore que la réussite personnelle demeure la priorité…

     

    Réussir collectivement n’est cependant possible que si les réussites personnelles parviennent à se relier, à constituer un ensemble cohérent intégrant toutes les singularités, et le vecteur essentiel de la réussite collective, c’est la communication avec l’expression de chacun (comme par exemple, des dessins de chaque élève, exposés sur un mur de la classe, de telle manière que chaque dessin aussi différent qu’il soit d’un autre, associé aux autres dessins, soit un « épisode » de l’histoire ( l’histoire que raconte l’ensemble des représentations)…

     

     

  • Ultra droite, l'horreur !

    … Lorsque j’entends parler d’actions violentes ou d’attentats menés par des groupes « d’ultra droite » je suis tellement saisi d’horreur, furieux et révolté, qu’il me vient cette pensée selon laquelle « ces gens là » ne peuvent être assimilés à des humains, ni considérés comme des humains, mais plutôt tels des extraterrestres extrêmement agressifs, qu’il faudrait absolument éliminer, détruire coûte que coûte !

     

     

  • L'ordre naturel des choses

    ... Pour ce qui est d'une relation fondée sur des liens forts, ayant été brutalement interrompue par la disparition de l'un des acteurs de la relation ; il y a cet "ordre naturel des choses" qui, lorsque succède une nouvelle relation appelée à se fonder sur des liens forts ; implique que ce qui fut et en esprit demeure, s'inscrive dans une dimension différente... Comme dans une composition de peinture en un tableau où rien de l'arrière plan ne disparaît, mais où apparaît ce qui est introduit dans la composition, et donc, dans "l'ordre naturel des choses", change la perspective (c'est cela, la dimension différente : le changement de perspective)...

    L' "ordre naturel des choses" parfois, vu par les autres, par les témoins les plus proches comme des moins proches ; peut être mal perçu (en fonction de sensibilité, de vécu, de culture en soi -des uns et des autres )... Mais il s'impose parce que précisément, il est naturel, incontournable, inhérent aux lois de la vie, et implique que, de notre part à chacun de nous, l'on doive l'accepter...

     

  • L'Art est gagnant mais peu le savent

    Alexandre Soljenitsine :

     

    « … La littérature avec le langage protège l’âme d’une nation… Dans le combat contre le mensonge, l’art a toujours gagné et il gagnera toujours. »

     

    … Mais qu’est-ce que l’âme d’une nation si cette nation appauvrit, réduit et pervertit son langage ?

    Et qu’est-ce que l’Art si l’Art se fait lard ?

     

     

  • Le rapport de force

    … Le vrai rapport de force, c'est le mur des peuples non pas en armes, mais debout partout ; debout les yeux droit devant et jamais baissés, bras croisés et attendant qu'au centre même du cercle infernal, baissent les bras de ceux qui tiennent les fusils et les coffre-forts, s’attribuent les dividendes d'actions, tiennent les promesses mensongères et décident de ce que doit être l’ordre du monde.

    L’attente, debout, immobile, les bras croisés, des peuples formant un mur compact, résistant et inébranlable, sera une attente longue durant laquelle les dominants et les décideurs dresseront contre le mur, leurs échafaudages ; le long du mur leurs étals de marchandises et leurs aires de jeux … Mais devront finalement se résoudre à ce que le mur des peuples leur imposera : un ordre du monde fondé sur le principe de la relation naturelle entre les êtres et les choses, et donc, non plus essentiellement fondé sur la prédation, sur la domination, sur la possession comme il l’est depuis le début des civilisations et sociétés humaines…

     

     

  • Comprendre, répondre ...

    … Comprendre ce qui est exprimé nécessite de l’attention dans l’écoute et cela d’autant plus que ce qui est lu lorsque c’est écrit, a plus de dix lignes ou plus de trois phrases…

    Mais lire avec l’intention de répondre sans se soucier de comprendre, et brièvement, à « l’emporte pièce », est davantage « dans l’air du temps »…

    Le plus rapide étant de ne considérer qu’un petit bout de phrase – à la limite la phrase entière si elle ne prend que la longueur d’une ligne – et de réagir en réponse par l’émoticône correspondant à l’humeur du moment…

    Mais il y a encore plus rapide : évacuer ce qui défile sous les yeux, ayant pour seule intention , comme en réponse à un ensemble d’échos désaccordés, ce que l’on veut montrer qui ne répond à rien …

     

     

  • Un jour ...

    Un jour

    … Dans des cimetières où parfois j’entre et où, parcourant les allées, je m’arrête toujours demeurant un moment devant l’une ou l’autre de ces tombes sans nom qui sont comme des livres de pierre dont la couverture a été malmenée par le temps, j’imagine l’histoire que peut raconter le livre de pierre, n’ayant jamais su quel visage fut celui du personnage dont le livre parle, ni su ce que fut, le temps d’une traversée de temps, ce personnage…

    À défaut de ce que l’on a su – ou de ce que l’on a cru savoir – de qui que ce soit, aussi proche fut- il ; il y a, durant la traversée, et après la traversée, ce que l’on ima gine …

     

     

  • Ah, dans l'temps ! ...

    … L’on peut avoir la nostalgie du passé – pour celui ou celle, aujourd’hui encore assez âgé pour travailler, notamment en tant que salarié- en regard de ce monde actuel dans lequel on vit « où tout part en Javel » ; la nostalgie oui, ou le regret de « ce qui n’est plus, et à jamais perdu » … Cela peut se comprendre, on peut compatir…

     

    Mais… Occulter la dureté des temps anciens, pour des millions de gens dans notre pays, notamment quand il y avait du travail pour tout le monde (MAIS 44 h ou 48h par semaine), quand il n’y avait pas de machine à laver et que les chiottes se trouvaient au fond du jardin, et qu’on ne mangeait du poulet que le dimanche… Ce n’est « pas très honnête » !

     

     

  • Internet vecteur du pire et du meilleur

    … Dans les rapports humains à tous niveaux et de toutes dimensions de relation, la stupidité est écoutée, l’intelligence ignorée et l’éducation n’est plus à la mode… En général…

    Dans ces mêmes rapports humains notamment par la communication et par la diffusion de ce qui est exprimé ou montré sur internet et sur les réseaux sociaux, c’est encore pire que dans le réel de l’actualité au quotidien ; la stupidité est applaudie – à plus vrai dire « likée », l’intelligence « zappée » et l’éducation brocardée…

     

    Mais, si internet se fait vecteur de stupidité et de crispations, et cela à grande vitesse de diffusion et de lieu en lieu, de relai en relai… Internet peut-être aussi vecteur de résistance à la domination de la stupidité, de l’inintelligence et de l’éducation dévoyée ; ainsi que de changements dans les rapports humains… Mais sans doute pas cependant avec la même vitesse de diffusion que la stupidité et que les crispations…

    La résistance existe mais elle est atomisée, dispersée, et encore écrasée sous le poids de la stupidité, de l’innintelligence, des crispations, des obscurantismes…

     

  • Journal intime

    Journal

    … Avant, les gens tenaient un journal intime sans se demander si cela pouvait avoir une portée, sans se poser la question de savoir qui cela allait intéresser… Ils écrivaient pour eux, peut-être pour des proches, pour « quand leurs enfants ou petits – enfants les liraient »…

    Aujourd’hui, ils se mettent en scène et en spectacle bien plus par image que par écrit, sans se poser la question de savoir comment et par quoi plutôt que par qui, ils sont observés…

    Ils sont en fait, beaucoup plus observés, que lus ou vus… Observés par des « entités épiantes »…

     

  • Le scoop du du jour à la mode du monde actuel

    … Il se trouve qu’à mon sens, 90 % des « scoops du jour » sur les réseaux sociaux, n’en sont pas le moins du monde ! (Autant dire de banalités, de cocoricos et d’effets d’image et de verbe) …

    Mais par bonheur dans ce « grand Han de Heurts » qu’est devenu la communication instantanée immédiatement accessible et visible ; la page générale de Facebook liée à ma page personnelle, lorsque je la fais défiler, « dimensionne » si je puis dire, « un peu différemment » les « scoops du jour » dans la mesure où ce qui est produit et se succède tout au long de la page, actualisé d’heure en heure, retient mon attention…

     

  • Pensée du jour, vendredi 28 octobre

    … Être athée – à mon sens – ce n’est pas forcément ne pas croire en Dieu mais plus exactement – toujours à mon sens - « ne pas croire au Dieu des religions »…

    J’ai toujours pensé que la Science (connaissance de la vie, de la Terre et de l’Univers) « pouvait être compatible avec la croyance en Dieu » … (Mais c’est là, une question difficile et qui porte à interrogation)… Je le crois encore plus à mesure d’une acquisition de connaissances après recherches et découvertes, qui augmente et nous rapproche de la réalité de nos origines, une réalité qui nous échappe encore – et dont nous ne finirons pas de nous rapprocher…

    C’est vrai, qu’avec un « modèle » (celui de la Genèse de la Bible, celui du Coran ou de la Torah) « c’est bien plus simple » ! … Mais… Que d’interprétations, que de lectures, dans un sens ou dans un autre qui « arrange » !

     

  • Le territoire des sots

    … Le Garde des Sots, un peu moins sot que le commun de sots, mais encore assez sot, ne laissa point les Intelligents, entrer dans le territoire des sots…

    Alors les Intelligents forcèrent la porte d’entrée du territoire des sots et tentèrent de rendre moins sots, quelques uns de tous ces sots empapaoutés dans leur sottise…

    Mais les Intelligents, dont les discours ne convainquaient point, ne parvinrent point à rendre les sots, moins sots…

    Les Intelligents ne sont-ils pas, à leur façon, parfois des sots ? Le pire étant lorsque les Intelligensots sont patentés…

     

     

  • Qatarfoot mon ennemour

    Foot qatar

    … Je ne soutiens pas les Bleus pour cette coupe du monde de football et je souhaite à tous les supporters, d’où qu’ils viennent, envisageant de se rendre au Qatar, d’avoir les pires difficultés d’embarquement, aux aéroports internationaux, avec des retards, des grèves, des « chancelled » affichés sur les tableaux de départ…

     

  • Amour heureux

    Il n’y a pas d’amour heureux ?

    Si, il y a des amours heureux…

    Mais ce sont des instants d’amour.

    Rien que des instants d’amour…

    L’amour heureux n’existe pas, qui dure plus que des instants d’amour…

     

    S’il n’y a pas d’amour heureux

    Il n’y a jamais, vraiment jamais…

    D’ennemour heureux

    Surtout des ennemours qui ressemblent à s’y méprendre

    À l’amour

     

  • La dérision

    … La dérision est un défi au malheur, à la mort, à tout ce qui nous pourrit la vie qui vient du dedans de la bulle en laquelle on est enfermé, qui vient aussi de tout l’en dehors de la bulle…

    La dérision interpelle le sacré et tout autant, le pas sacré…

    Le « dérangement » que cause la dérision n’est en fait, autre que cette sorte d’étonnement qu’il suscite en renversant des barrières bien que l’on ne puisse passer, l’entrée nous étant interdite…

    La dérision c’est une forme de résistance à la chienne du monde, et même, plus encore que de la résistance, une forme de terrorisme.

    La dérision c’est les mots contre les maux, et quand les mots ne viennent pas, c’est le regard porté sur ce qui se voit, qui vitrifie les maux…

    La dérision enfin, poussée dans ses derniers retranchements, c’est l’autodérision lucide et délibérée, qui tord les bâtons ferrés des assaillants avant même que ces bâtons soient levés pour frapper…

     

     

  • Les fossoyeurs de la civilisation

    Standardisation

    … Le collectivisme totalitaire normalisé et l’individualisme libertaire débridé sont les fossoyeurs de la civilisation.

     

     

  • Le réalisme dans la relation

    … Toute relation de quelque nature qu’elle soit, et en particulier les moins heureuses, les plus difficiles, les plus incertaines, les plus aléatoires, les plus occasionnelles et donc les moins durables; devrait être appréhendée et vécue dans le réalisme, indépendamment de ce que la relation implique d’émotion, de sentiment, de réaction épidermique, de supposé, de colporté par la rumeur, de jugement porté à propos de ce qui s’observe, de ce qui paraît…

    Le réalisme implique de reconnaître, d’accepter l’autre tel qu’il est, tel qu’il paraît « à première vue », puis tel qu’il se découvre au-delà de l’apparence…

    Mais reconnaître, accepter, ne veut pas dire adopter ni « être d’accord » ni faire acte de complaisance…

     

  • Douleurs et interrogations

    … Les grandes douleurs, les plus durables, les plus profondes ; sont celles liées à la disparition d’êtres que nous avons aimés, vraiment aimés et dont la fréquentation après leur rencontre nous a impacté…

    Ces douleurs là demeurent le plus souvent inexprimées, se vivent dans le silence et sont donc invisibles aux yeux, aux regards des autres…

    Il en est de même de ces grandes interrogations qui nous viennent parfois, à certains moments de notre vie, relatives au sens que nous donnons à notre existence, au sens de nos aspirations, à ce que nous aurions voulu vivre ou connaître mais à côté duquel nous sommes passés… Tout cela aussi se vit dans le silence et n’est pas – ou peu – exprimé…

    L’écriture, l’art, peuvent être des voies possibles d’expression -d’une grande douleur, de quelques grandes interrogations… Mais dans un contexte de situation particulière vécue (situation partagée si cela est) et de réflexion, et pas en premier plan dominant du tableau car dans l’écriture et dans l’art, le « monde intérieur en soi » lorsqu’il porte une grande douleur, demeure aussi un monde intérieur en soi empli de ce qui lui est extérieur…

     

     

  • Les romans historiques

    … Avec des princes, des ducs, des rois, des intrigues de cour, des châteaux, des belles demeures, de grands domaines et des chasses à courre… « ça va cinq minutes » !

    Dans les romans historiques il faut du peuple, des scènes de la vie au quotidien de l’époque, des révoltes de paysans, des personnages qui ne sont pas loin s’en faut, tous, des aristocrates, des seigneurs, des rois et des princes !

    Ah, il y aussi les cathédrales, les grandes abbayes, les prieurés, les couvents, les évêques et les papes (dans le monde chrétien)… Et les mosquées, les minarets, les sultans, les vizirs, les émirs, les harems (dans le monde musulman)… « ça va cinq minutes ça aussi, bordel ! »

     

     

  • Un billet aller sans retour

    … Ta vie entière tu la passes en croyant ce que tu crois…

    Et en quittant cette vie durant laquelle tu n’as cru que ce que tu croyais, tu entres dans la mort… Ou dans le même inconnu que celui qui été de ton vivant, mais éternel ; et avec tout ce à quoi tu as cru de ton vivant…

    Tu ne sauras donc jamais ce à quoi tu n’as pas cru et qui fut autour de toi – et en particulier ce qui fut, vu par les autres, à ton sujet…

    Cependant, si, passant ta vie en croyant ce que tu crois, mais en mettant à côté de ce que tu crois, ce que tu cherches à savoir et que tu apprends (même seulement en partie), et si dans la recherche tu mets de la réflexion, de l’observation, de l’analyse, du discernement, du réalisme et quelque espérance raisonnable avec juste ce qu’il faut d’optimisme… Alors, de ton vivant tu sauras « un peu » et tu réaliseras que c’est différent de ce que tu crois…

    Mais… Quittant cette vie, ce qui a été différent de ce à quoi tu as cru et que tu as pu connaître, apprendre, tu le laisses tel un bagage sur le quai d’une gare d’où part un train dans lequel tu montes avec un billet aller sans retour…

     

     

  • Si j'étais un pays ...

    … Si j’étais un pays, mon drapeau serait noir blanc rouge… Le noir de la liberté, le blanc de l’immaculé, le rouge de la vie…

    Mais comme disait Léo Ferré à propos du drapeau noir de l’anarchie : « c’est encore un drapeau »…

    Et derrière un drapeau avancent les suiveurs qui eux, ne sont jamais libres, jamais immaculés, ni autrement rouges que par la colère, par le sang que parfois ils versent dans les combats qu’ils mènent, par les émotions qui leur cramoisissent la face…

    … Si j’étais un pays, je serai le pays de toute la Terre, sans religions, sans drapeau, sans mythes, sans palais, sans églises, sans impostures, sans riches ni pauvres, sans pendus ni décapités… Et sans sommets, sans G7 ou G20…

     

     

  • Être muet ...

    … Ou n’avoir ni les paroles ni le son de sa voix pour s’exprimer, mais seulement ses yeux, son visage et ses mains pour parler, et ainsi, mettre toute sa pensée, tout son esprit, lisibles dans son regard, sur son visage, ou par ses gestes… Ce serait, comme sorti d’un chapeau par un prestidigitateur, la magie du regard sans la magie des mots.

    Ne sort en vérité du chapeau, que ce que le spectateur veut apercevoir.

    En somme, nous sommes tous chacun à notre manière, magiciens, mais sans vraie magie, autant dire des imposteurs… Sauf peut-être en ces quelques rares instants de notre vie et selon ce qui nous a relié à l’autre à un tel moment particulier et unique, où nous avons alors pu être au plus vrai de nous-mêmes…

    Mais il y a cette incapacité du plus vrai de nous-mêmes – ou du meilleur peut-être ? - à changer la vie que nous vivons, et à impacter l’autre, cet autre fut-il un proche, un ami…

    Et, si l’immense « livre de toi » pouvait être lu par l’autre dans tes yeux et sur ton visage, ce livre serait un mythe…

    Est-ce qu’un mythe c’est mieux que de l’imposture ?

     

     

  • Évolution de la société

    … L’évolution d’une société dans toutes ses diverses et inégales composantes, se mesure en observant quels sont, individuellement dans chacune des composantes sociales, ceux et celles qui édifient leurs opinions sur des réflexions personnelles.

    Il semble qu’à la fin du premier quart du 21ème siècle, en France, en Europe, et partout dans le monde, de moins en moins nombreux sont ceux et celles qui édifient leurs opinions sur des réflexions personnelles, et qui autour d’eux s’ils le peuvent, font part de leurs réflexions, les exposent, les diffusent…

    En revanche très nombreux, « désespérement trop nombreux » dirais-je ; sont ceux et celles qui édifient leurs opinions sur le groupe social, sur le milieu social, sur la profession ou l’activité dans laquelle ils font partie, sur le journal, sur la radio, sur la télévision, sur les réseaux sociaux dont ils sont membres, tout cela leur suffisant pour orienter leurs idées et alimenter les discours…

     

     

  • Musique sans écriture, littérature sans grammaire

    … Lorsque les hommes (les hommes et les femmes) chacun d’entre eux isolé et séparé des autres, ou rassemblés entre eux, ne se sentent nulle part et en quoi que ce soit, responsables ; l’anarchie est partout…

    Mais à vrai dire, de quelle anarchie s’agit-il sinon d’une anarchie faite de désordre, s’apparentant à une musique sans écriture (portée, signes, notes) ou à une littérature sans grammaire…

    Avec la responsabilité, celle de chacun liée à celle de tous, c’est l’écriture pour la musique , c’est la grammaire pour la littérature, qui donnent, à la musique et à la littérature… Et, par extension, à la société toute entière en chacune de ses composantes, sa liberté…

     

     

  • Tout ce qui est exprimé, ou ne l'est pas ...

    … Tout ce qui est exprimé, par la voix, par l’écrit ou de quelque manière que ce soit, peut être investi, ou découvert…

    Les nouvelles technologies de la communication avec l’internet, les algorithmes, les centres de données de stockage, les moteurs de recherche… N’ont pas établi de situation nouvelle par rapport à ce qui a toujours existé, en matière d’investigation et de recherche…

    La différence entre de nos jours et jadis, réside dans la rapidité du mouvement d’investigation et de recherche ainsi que dans une accessibilité plus opérante et plus aisée , aux données enregistrées…

    En revanche, tout ce qui n’est pas exprimé ni par la voix ni par l’écrit ni de quelque manière que ce soit, ne peut être investi, ne peut être découvert… Et là non plus, les nouvelles technologies de la communication avec tous leurs appareils sans cesse plus performants, n’établissent et n’établiront jamais de situation nouvelle par rapport à ce qu’il a toujours été possible de ne point exprimer…

    Exprimer implique l’acceptation du risque qu’il y a, d’investissement ou de découverte de ce que l’on dit et écrit ou communique de quelque manière que ce soit…

    L’acceptation du risque, et aussi l’acceptation de la confrontation, de la réponse, de la réaction ; et encore l’acceptation des conséquences de ce que l’on exprime, de la portée de ce que l’on exprime lorsque cette portée n’est pas celle attendue ou espérée…

     

    … Mais il y a aussi la possibilité de travestir, de déguiser, d’habiller, de donner une forme représentative, imagée, à ce que l’on exprime, notamment et surtout par l’écriture et par le dessin… Et qui peut, en quelque sorte, « bluffer » - si l’on peut dire – les détecteurs, les algorithmes, les logiciels, dont tout le fonctionnement et toute l’intelligence artificielle se construisent sur la base d’ « éléments briques » précis et répertoriés…

    De même, jadis, lorsque toutes ces nouvelles technologies investigatrices n’existaient pas, les détecteurs « à visage humain » et au service des dominants et des puissants, pouvaient être « bluffés », par la possibilité qu’il y avait à travestir, à habiller, à donner une forme représentative, imagée, à ce que l’on exprimait alors…

    Ainsi la possibilité de travestir réduit-elle le risque de l’investissement, le risque des conséquences fâcheuses – de ce que l’on exprime dans une formulation imagée – et en même temps, modifie en la nuançant, la portée de ce que l’on exprime…

     

     

  • Un chemin

    … Peut – on encore ouvrir un chemin dans n’importe quel désordre du monde ? …

    Pour autant que l’on ait pu, avant aujourd’hui, ouvrir un chemin dans des désordres à la fois différents et semblables à ceux d’aujourd’hui ? …

    Oui, des chemins ont été ouverts…

    Et il s’en ouvre encore.

    Oui, ces chemins sont suivis par plus de gens que l’on ne le croit…

    Mais les désordres sont toujours là et se sont multipliés, amplifiés, et ont mis la Terre la tête à l’envers…

    La Terre, un drôle de bonhomme…

    Et, dans la chevelure de lumière enroulée comme une écharpe autour d’un amas d’étoiles, c’est le seul drôle de bonhomme, cette Terre…

     

  • Cacophonie

    … Les puissances médiatiques, presse et audiovisuel, chargent de leurs liquides viciés, l’eau de tous les pleurs, et répercutent en longs échos désaccordés, de leurs murailles rocheuses proches ou lointaines, les rires, les allégresses, les plaintes, les cris, les murmures, les grondements… Et toutes les voix du monde…

    Quelle cacophonie !

     

     

  • Ver et verre

    Ver et verre

    … Dans ce petit paragraphe comportant deux phrases : « un ver de terre monte sur un verre d’eau posé sur la table » et « En jouant, l’enfant bouge la table... » les « deux » qui sont l’un le ver et l’autre le verre ne peuvent être « fondus » en un seul substantif mis au pluriel ; il faut écrire : « En jouant, l’enfant bouge la table, et le ver, et le verre tombent ensemble » (en partant du principe que le ver demeure rampant sur la paroi extérieure du verre, sinon, le ver se détache du verre , et le ver et le verre ne tombent pas ensemble, parce que le verre est plus lourd que le ver (surtout si le ver est petit et court)…

     

     

  • Signature

    … Ta signature la plus sûre, n’est pas celle que tu inscris au bas d’un texte ou d’un dessin, représentant ton prénom et nom, mais c’est celle qui transparaît d’un bout à l’autre de ce que tu écris ou dessines…

     

  • Quelques réflexions sur l'anarchie

    -La véritable anarchie ne peut admettre la violence. L'idée anarchiste est la négation de la violence. Et le pouvoir et la violence, ça ne fait qu'un“ ( Elsa Morante)

    -L'anarchie est la plus haute expression de l'ordre. (Elysée Reclus)

    -L'anarchie, c'est la victoire de l'esprit sur la certitude. (Georges Henein)

    -L'anarchisme est d'abord une éthique. (Henri Cartier-Bresson)


     

  • La pensée du jour

    Si la rue chie

    Imprécations et violences

    L’ogre du Kremlin défèque

    Propagande et mensonges

     

  • La "Novlangue"

    … Cette «novlangue » qui prédomine dans le langage et dans l’écrit, et qui même ferait l’objet à l’école, d’une certaine complaisance ; cette « novlangue » simplificatrice, réductrice, effaceuse ou niveleuse de nuances ; et qui modifie les règles de l’orthographe et de la grammaire française ; cette « novlangue » qui devient le langage des comédiens au cinéma et au théâtre, des journalistes dans leurs articles et dans leurs entretiens en tant qu’invités lors d’émissions de télévision… Cette « novlangue » me hérisse et m’incite à lui opposer parfois mon « vocabulaire » que certes je ne souhaite point voir « porter aux nues », mais qui sort tout droit des « entrailles de mon âme »… (rire)…

     

    Ainsi

    Donc

    Alors

    Tout à coup

    Soudainement

    En conclusion

    Si je comprends bien

    De ce fait

    Ce qui fait que

    En conséquence

    Conséquemment

     

    … Tout cela remplacé par « Du coup » …

     

     

  • Les âmes sincères

    Ame sincere 2

    … La sincérité d’autant plus qu’elle est empreinte d’authenticité, de singularité et d’absence d’adhésion aux orthodoxies du monde – du temps présent aussi bien que celles, immuables, de tous les temps – dérange, parce qu’elle n’accepte pas l’apparence « décor de façade », qu’elle recherche dans un travail auquel elle se livre, ce « vrai » si difficilement accessible, approchable, si dénaturé par une orthodoxie autant arrangeante que dominante…

    Lorsqu’elle s’exprime – en général elle ne manque pas de le faire à sa manière – la sincérité est perçue tel un intrus, un « ovni » dans un ciel brouillé de « nuages référents » ; elle n’est que très peu écoutée lorsqu’elle fait entendre sa voix ou qu’elle se lit, écrite qu’elle est…

    Il lui est nécessaire à la sincérité, d’être celle d’une âme forte – belle si possible mais telle un tableau comportant néanmoins quelques défauts – sinon elle se laisse à la longue, subvertir par les orthodoxies des apparences, des mensonges, des illusions, des modes, des « bonnes causes » ; abandonnant ainsi une partie de son énergie et de son intelligence « créatrices d’atmosphère » (de relation humaine)…

     

  • Le Mal pour les Nuls en une seule image

    Le mal pour les nuls

    … Chaque fois que je vois un char Z en feu, j’exulte !

     

    Le Z est désormais l’égal en horreur de la croix gammée.

     

     

  • Accessibilité

    Societe

    … En fait, nous vivons dans une société où, sur le dessus du tabouret, peuvent être posées une, deux ou trois briques empilées, ceci afin que le garçon ou la fille puisse réussir à atteindre l’étagère supportant les livres, en équilibre instable et donc, au risque de trébucher et de tomber…

    Mais parfois, le tabouret est d’une hauteur étudiée et d’un format standardisé, laissant supposer qu’il permettra au garçon ou à la fille d’atteindre les livres… Il faut alors aussi supposer que le plancher soutenant le tabouret, ne soit pas constitué de bandes de carton…

     

  • L'économie mondialisée pour les Nuls

    … En fonction de l’actualité deux ans de covid guerre en Ukraine et ses conséquences ( pénuries matières premières alimentaires céréales et autres, circuits approvisionnements impactés par hausse coût des transports aériens maritimes et routiers, désorganisation filières et changements modifications habitudes de consommation – et baisse de la dite consommation- du « terrien moyen »)…

     

    Les riches seront toujours les mêmes riches partout dans le monde, mais les riches seront désormais moins riches.

    Les pauvres seront toujours les mêmes pauvres partout dans le monde, mais les pauvres seront désormais encore plus pauvres en particulier les plus pauvres d’entre les pauvres.

     

  • Liberté de non expression

    … La liberté de non expression à toutes les époques de l’Histoire et en particulier dans l’actualité présente du monde sous les pires dictatures ainsi que dans le contexte délétère d’une démocratie qui se délite et se pervertit… Ne peut être réglementée, interdite, quand bien même une technologie investigatrice cherche à la capter…

    La liberté de non expression, informelle, non visible ; dans le silence, dans le non dit – mais dans ce qui est partagé par beaucoup de personnes – se diffuse, et a peut-être davantage de pouvoir que la liberté d’expression… Et en ce sens, elle devient une force de résistance pouvant abattre une dictature… Et aussi ce qui pervertit une démocratie…

     

     

  • Interventionnisme

    … Je ne puis accepter d’entendre dire ou de voir écrit : «  Ce n’est pas à la France ni aux états de l’Union Européenne de dire au peuple russe ce qu’il doit faire de Putin’ ; le peuple russe doit décider par lui-même » …

    Je regrette mais dans cette affaire d’agression de l’Ukraine par la Russie, et du système Poutinien, il faut vraiment le dire parce que c’est la vérité : nous Français, nous Européens, sommes concernés ; ce n’est point là une question qui n’intéresse QUE le peuple russe mais aussi les autres peuples (ceux de l’Europe)… Et en ce sens, nous avons notre mot à dire – qui n’a rien à voir avec « quelque leçon de morale que ce soit » c’est une question de pure et de vraie logique défensive commune non seulement au peuple russe mais aux peuples Européens dont la France…

    Ce que l’on appelle (parfois avec juste raison) « interventionnisme » dans le cas du système Poutinien et de l’agression de l’Ukraine, est ici une nécessité…

     

  • Réflexion sur la majorité

    … Une vision du monde et de la société, autoritaire, non démocratique et restrictive de libertés ; tant qu’elle ne devient pas majoritaire dans un pays, dans un peuple, l’on peut au nom de la liberté d’expression et de choix, lui permettre de se manifester sur la scène publique, de diffuser sa politique et sa pensée par toutes les voies qui portent cette politique, c’est à dire, des ouvrages en publication, des articles de journaux, des paroles et des écrits…

    Cependant, et là est toute la difficulté, tout en donnant et en organisant la liberté d’expression et de choix, en même temps prendre en compte cette nécessité qu’il y a, à empêcher cette vision du monde et de la société, autoritaire, non démocratique et restrictive de libertés, de devenir majoritaire dans un pays, dans un peuple… Car une telle majorité est nuisible à l’évolution d’une société, d’une civilisation… Et ne doit donc jamais, devenir majorité…

     

     

  • Une question de lecture

    … En fait, « tout est une question de lecture » (de lecture de l’actualité présente diffusée et exposée dans des débats, ou de l’Histoire (réalité des faits et des situations, des événements) ; une question également de lecture en général de chaque situation évoquée, analysée, pensée ; de chaque fait, de chaque réalité…

    Une lecture, toute lecture – dans un sens ou dans un autre – n’est qu’une lecture… Et en ce sens, une lecture a ses limites…

    Le problème est de parvenir à une liberté et à une indépendance de pensée qui soit, cette liberté, cette indépendance de pensée, affranchie, totalement affranchie de quelque lecture que l’on fasse de l’Histoire, de l’actualité, des événements, des situations…

    Ainsi la lecture « par les médias » (par ce que l’on voit en images, par ce que l’on lit, par ce que l’on écoute ou entend) ; la lecture « dans le regard de qui fait faire cette lecture autour de lui en tant que communiquant » est forcément une « lecture influente » qui conditionne, qui engage, qui fonde une opinion, une vision…

    La vraie liberté, la vraie indépendance de pensée, n’existe au mieux, qu’approchée au plus près possible… Et en ce sens, pour autant qu’elle soit reçue en soi comme une nécessité, elle est un moteur d’espérance dans l’idée qu’un jour (que nous ne verrons sans doute pas de notre vivant) la société sera différente de ce qu’elle est depuis des milliers d’années – sans être forcément meilleure » …

     

     

  • Réflexion sur la violence

    … Il est toujours « plus facile » de se positionner contre la violence, lorsque l’on est seulement « observateur » de la violence (pour autant que cette violence cependant, ne soit pas dimensionnée dans l’horreur et dans la barbarie)…

    En tant qu’observateur seulement, et pour autant que l’on parvienne à s’affranchir de l’émotion, de son propre ressenti… L’on n’est pas directement ou personnellement concerné…

    L’Ukraine, pour un Européen (un Français, un Allemand, un Néerlandais…) ce n’est pas le Vietnam, ce n’est pas la Syrie… C’est « à nos portes » et donc on se sent « plus concerné »…

    En tant que poète, homme d’écriture et de réflexion et « engagé  dans une dimension d’humanité » - si je puis user de cette expression là – je suis contre la violence, contre la haine…

    Mais la poésie, l’écriture, l’art en général, la pensée, la réflexion, la philosophie… Tout cela se situe dans un domaine qui est différent de celui d’un théâtre de guerre dont les images nous parviennent par la télévision, par la presse, par la radio, par des reportages de correspondants de guerre sur place…

    Alors, ce qui se passe près de chez nous, qui nous est rapporté, d’une certaine manière nous concerne et modifie nos « assises » (ou notre positionnement) par rapport à la violence, à ce qu’implique la violence (violence qu’en temps normal, habituel, de « culture personnelle » l’on condamne)…

     

     

    … Pour que de telles verrues, aussi horribles, telles que par exemple entre autres, la verrue Putin’, la verrue Bachar – al – Hassad… prennent corps, forme et pestilence sanguinolente sur un bras, sur une jambe, sur une joue, au coin d’un œil… Il faut que les tissus (épithéliaux ou autres) puissent se faire les « terrains » propices au développement de ces verrues…

    Lorsque la verrue s’installe et envahit le tissu autour d’elle, il faut alors non seulement (et absolument) extraire la verrue en l’arrachant ; mais aussi nettoyer c’est à dire creuser, détruire tout le tissu autour de la verrue… Au risque – hélas – d’atteindre des tissus sains (D’où la nécessité d’une « chirurgie » la plus habile possible dans la sélection de la zone à détruire)…

     

  • La mémoire

    … La mémoire, la vraie mémoire, celle qui non seulement retient mais analyse, compare, explique, incite à réflexion ; puis se fait outil dans l’exercice de la communication et de la transmission d’un savoir… Perd la plus grande part de sa portée, de son efficience, de son pouvoir… Si elle se ferme au présent et cela d’autant plus que la mémoire et que le souvenir vivent en nous dans un en soi hostile au monde présent…

     

     

  • La littérature, les inventions

    … La littérature avec ses plus belles pages et dans son ensemble, de chaque pays du monde, a tout juste le pouvoir – souvent limité – d’exercer une influence sur les comportements humains dans leur vie quotidienne (le Verbe qui se fait moteur)…

    Mais la littérature n’aura jamais le même pouvoir que l’invention, que les inventions qui modifient l’existence quotidienne en l’allégeant durablement.

    Ainsi ce qui importe le plus, c’est si l’on ira chercher de l’eau à une source ou si l’eau nous parviendra d’un robinet dans la cuisine de notre habitation.

    Ainsi l’invention de la roue a bien davantage changé la vie des peuples anciens, que les grandes œuvres de la littérature…

    Les inventions impactent les peuples dans leur vie quotidienne, quoique très inégalement selon les pays, les régions du monde…

    La littérature a – peut-être – elle, le pouvoir – certes limité – d’impacter les peuples « un peu moins inégalement »…

     

     

  • Refuser l'oubli

    … Refuser l’oubli, c’est à dire « prendre en soi » dans une vision élargie au-delà de ce qui fait notre vie présente, au-delà de notre perception du monde actuel, au-delà de nos préoccupations dans le quotidien qui est le nôtre, tout cela dans une pensée entièrement conditionnée aux valeurs, à la culture du présent… Et en quelque sorte, se sentir appartenir aux époques, à toutes les époques qui ont précédé notre existence, nés que nous sommes en 1948, 1960 ou 2005… Et en même temps se sentir appartenir à notre époque, celle des jours que nous vivons…

    Refuser l’oubli en invitant le passé, ce qui a été et ne peut être effacé, et encore moins nié ; à prendre place sur la scène où nous sommes des acteurs… C’est n’être le contemporain de personne, tout en étant un contemporain intemporel, et donc le contemporain de ceux qui ont été et ne sont plus… Et peut-être aussi le contemporain de ceux qui après nous, viendront et vivront…

    En somme, refuser l’oubli, c’est prendre le risque de l’isolement, parce que de toute évidence dans le monde où l’on vit aujourd’hui, connecté, instantanéïsé, consumérisé, ce monde présent que je compare à un arbre réduit à un tronc, sans racines et sans branches ; l’on s’y sent, dans ce monde, « souvent un peu seul au milieu de ses semblables » qui eux, pour bon nombre d’entre eux, ont accepté l’oubli, ont même invité l’oubli dans leur vie…

     

  • Poutinisme et Djihadisme

    … Le poutinisme et le djihadisme sont les plus grands dangers pour le monde.

    Il n’est pas exclu que le poutinisme dans la mesure où cela l’arrange, fasse du djihadisme son allié occasionnel.

    D’ailleurs, en ce sens, le poutinisme a été précédé par l’erdoganisme.

     

     

  • Le poutinisme c'est le nazisme

    … Je veux continuer à vivre dans un pays où je peux dire sur les réseaux sociaux que Poutine est un assassin, que ses policiers et ses forces de l’ordre sont des nazis ; sans risquer 15 ans de prison ou de camp en goulag…

    À l’âge que j’ai 74 ans, 15 ans de goulag j’en ressortirais pas vivant…

    Honte à ceux et celles qui, en France et dans l’Union Européenne (il y en a c’est sûr) qui « minimisent » cette terrible et réelle réalité étant celle de « l’Hitlérisme version 21ème siècle  du Poutinisme et de ses séides, de ses états majors, de sa Gestapo, de sa police politique » !

    Mais je précise « qui minimisent parce qu’ils n’ont pas encore pris conscience du danger pour nos démocraties et pour nos libertés, que représente le Poutinisme » !

    Cela dit, vraiment honte à ceux et celles qui minimisent par quelque sorte de « complaisance tacite » !

     

     

  • La colère, réaction humaine et naturelle

    … Si un être humain peut faire de sa vie ce qu’il veut, il doit en même temps et tant que sa vie durera, veiller à ne pas pourrir la vie des autres, la vie de ses proches, la vie de ses amis et connaissances, et même dirais-je… La vie, non seulement de personnes qu’il ne connaît pas, mais aussi, la vie de personnes avec lesquelles il est en désaccord et en opposition d’idées, de sensibilité, de culture, de religion, de mode de vie…

    La colère, et tout ce qui nous sépare de l’autre, des autres, pouvant être exprimé, ne doit pas pour autant, alors même que la colère nous y incite, nous induire à pourrir la vie des autres…

    La colère ainsi que la violence qui peut l’accompagner, est une réaction humaine, naturelle… Mais pourrir délibérément et en un temps long, la vie des autres, cela, seul l’Humain peut le faire – et d’ailleurs il s’y emploie de diverses façons…

     

     

     

  • Question et réponse

    … Si comprendre la question posée ne garantit pas forcément qu'une réponse à cette question soit celle attendue, il n'en demeure pas moins que comprendre la question posée est absolument essentiel dans la relation humaine.

    Cela dit, pourquoi autant de gens ne cessent de poser des questions que l'onne comprend pas ?

     

  • Le Verbe

    … Les pensées qui nous viennent, les sujets et thèmes d'actualité que l'on développe, toutes ces réflexions auxquelles on se livre, et tout cela avec les mots dont on use, de la manière dont on l'exprime... Quand bien même cela procède de la meilleure volonté, du plus sincère en soi, du plus juste, du plus convaincant, du plus pertinent et avec toute la portée autour de soi qui s'ensuit...

    Tout cela ne vaut rien, absolument plus rien du tout, si cela ne s'accompagne pas d'effet réel, d'actes, de comportements, de manière d'être, de gestes, de regards, d'attitudes, de fidélité indéfectible et d'adéquation avec ce que l'on exprime, écrit, publie, dont on se réclame et que l'on porte en avant au devant de soi.

    Le Verbe c'est le moteur, c'est le carburant qui met le moteur en marche, c'est toute la mécanique dont est faite le moteur dans chacune de ses pièces ou éléments reliés et interagissant ensemble.

    Qu'est-ce que le Verbe sans le faire et sans l'être ? Sinon du vent, sinon de l'illusoire, et, il faut bien le dire, de la supercherie, de la « poudre jetée dans les yeux »...

     

  • La vérité ou ce qui s'en approche

    La vérité ou ce qui s'en approche...

    ... Est fanatique celui qui a la certitude d'être dans la vérité et qui s'enferme dans la certitude qu'il a d'être dans la vérité. 
    Mais quand bien même l'on est soi-même - par clairvoyance, par une juste réflexion, par recherche du vrai et du juste - souvent dans la vérité sans s'enfermer dans cette vérité ; il devient "fatiguant" ... Et même "désespérant", d'être souvent dans la vérité... Contre la réalité du monde, des gens, des comportements ; parce que la réalité de tout ce qui se fait et se dit autour de soi, est en général très éloignée d'une vérité ne pouvant au mieux qu'être approchée au plus près...
    Il est "bien connu" qu'assez souvent, la vérité - ou ce qui s'en approche - dérange...

  • Penser par soi-même

    Penser par soi-même 

    ...Selon Noam Chomsky,l'éducation devrait avoir pour principe fondamental de faire penser les gens par eux-mêmes...Et j'ajoute pour ma part,que penser par soi-même devrait impliquer aussi,de penser au delà et indépendamment de sa propre pensée...Ce qui,il faut dire,est beaucoup plus difficile...
    Autrement dit,se préparer à une remise en question de sa pensée et à  s'en libérer. 

     

  • La grosse poubelle

    la grosse poubelle


    ...C'est une énorme poubelle,verte ou jaune peu importe,contenant des masques usagés,des seringues,de vieux pass sanitaires et des flacons de vaccin vide...Avec laquelle j'image la carte de voeux 2022,carte vierge de tout mot et de tout propos...Que j'adresse à "la compagnie" et à la "pas compagnie"...
    Et l'un de mes voeux les plus chers,c'est qu'omicron pourrisse le Mundial ďe Foot du Qatar en 2022...

  • Réflexion sur la violence exercée contre l’acteur d’un propos ou d’un comportement inacceptable

    … En tant que passage obligé ou en tant qu’étape seulement, quoiqu’en disent ses détracteurs les plus inconditionnels habités de philosophie, de morale – ou de religion ; aussi peu approuvable qu’elle soit, la violence qui est une incarnation du mal, notamment lorsqu’elle s’inscrit dans la durée, dans la répétition, dans l’habitude ; elle est pour ainsi dire une nécessité, elle est justifiable, dans l’immédiat en face de l’inacceptable.

    En quelque sorte, la violence lorsqu’elle se manifeste et explose, dans un élan naturel et spontané, et s’oppose instantanément à ce qu’il y a d’inacceptable et de révoltant, met à terre et rend incapable de se relever, l’acteur de l’inacceptable ; elle évite à l’amertume de s’installer, et à se résoudre au désir d’une vengeance à venir ; et elle « libère » si l’on peut dire, de ce « bouillonnement intérieur » qui fait mal en soi…

    Car lorsque s’installent durablement l’amertume, et le désir de vengeance, ainsi que le ressentiment jusqu’à la haine ; la violence demeure larvée, elle mine…

    Quoi qu’il en soit, la violence, larvée ou spontanée, est quasiment toujours « contre productive ». Au « mieux » - si l’on peut dire – exercée dans l’immédiat, elle « arrête » - en mettant l’auteur de l’agression, dans l’incapacité de réagir… Mais elle incite d’autres personnes, à recourir à une violence pouvant devenir un « modèle de relation » en chaque situation conflictuelle… (Ce qui est donc « contre productif »)…

    Mais que d’hypocrisies, que de discours, que de morale, que de philosophie, que de propos et d’écrits, de la part de ceux et de celles qui réprouvent la violence… Et que de condamnations pour « apologie de la violence », alors que la violence est tellement violence, qu’elle « s’apologie» par elle même !

    Et qu’elle demeure en réalité, inhérente à la nature humaine, à notre propre nature en particulier et cela, même si on la désapprouve, même si on la dénonce… Parce qu’il y a un décalage entre ce que l’on porte en soit, de culture, de pensée, d’une part ; et la réalité qui nous rattrape, notamment dans une situation sensible et conflictuelle…

     

  • L'indécence du monde

    Croisiere

    Canot migrants

    … En deux images, toute l’indécence du monde résumée dans cette différence entre l’une et l’autre ... 

     

  • L'image donnée, de soi

    … Une certaine dimension de pensée, de langage et de production écrite ; devrait impliquer dans la vie que l’on vit au quotidien, en relation avec les gens autour de soi, qu’ils soient des proches ou des connaissances ou des amis ou même des personnes rencontrées par hasard et que l’on ne connaît pas… Devrait donc impliquer des comportements, des propos, une apparence de soi, en rapport avec cette dimension de pensée, de langage, de production écrite…

    Ce qu’il est convenu d’appeler “une image de marque” n’est alors – et ne doit être rien d’autre - que cette image de soi que l’on “arbore” le plus naturellement possible - mais que l’on “arbore” cependant, sans ostentation ; une image qui “incarne” le personnage que l’on est…

    Il n’en demeure pas moins, selon l’image la plus authentique de soi et de son intériorité, image que l’on fait transparaître naturellement, image en adéquation avec sa pensée, son langage… Que la part obscure en soi ne pouvant être effacée parce que réelle en tant que composante de notre personnalité, forcément, à un moment ou un autre, apparaît… Et déçoit, déconcerte, infirme, “remet en question”…

    Reconnaître en la “mettant en avant” d’une manière par trop visible – par honnêteté si l’on veut- la part obscure de soi-même, je l’ai déjà dit, est une forme d’imposture… Ou une forme d’orgueil, ou de l’humilité feinte…

    L’adéquation entre une dimension de pensée, de langage et d’écriture avec le comportement, le propos, n’implique pas que l’on renonce à exprimer ses colères, que l’on s’applique à – comme on dit – “sauver la face” à tout prix, que l’on évite de “se lâcher”…

    Plus la dimension du personnage (dans sa pensée, son langage, ses écrits) et du “charisme” qui en découle, a du rayonnement, de la notoriété, du crédit, suscite de l’adhésion autour d’un personnage, et plus la question du comportement et de l’image donnée de soi (l’image de marque en quelque sorte) se pose et implique de l’adéquation avec la dimension dans la pensée, le langage, les écrits…

    L’être humain est le seul être vivant à être en “inadéquation” entre ce qu’il montre qu’il veut être et qui est le fond dominant de sa nature ; et ses comportements en contradiction…

    L’on ne verra jamais par exemple un “bon chien” ou un “bon chat” (et ayant “du caractère”), avoir un comportement aberrant, sauf en cas de déterioration importante de sa santé…

     

     

  • Le mur

    … Tout au long de cet interminable mur – je pense au “mur de Facebook”- recouvert d’inscriptions ; circule la foule des gens pressés, mais dans la foule quelques uns de ces gens, se l’imaginent d’airain, ce mur…

    Cependant personne ne se cogne la tête contre le mur.

    Le mur n’est pas d’airain.

    Le mur n’a pas d’oreilles.

    Le mur est un espace dans lequel s’inscrivent des voix et apparaissent des visages.

    Le mur, s’il est un espace, est aussi un livre.

    Le livre du monde, le livre des gens.

    Le mur – ou l’espace – est empli de ce qui est brandi, par l’image, par les mots, contre les humains.

    Mais le mur -ou l’espace – n’en demeure pas moins traversable.

    Mais qui connaît, qui voit, de l’autre côté du mur ?

     

     

  • Hier soir à la télé

    … Hier soir à la télé, lundi 22 novembre, jai “loupé/loupé” Secrets d’Histoire de Stéphane Bern… En effet, Sainte Thérèse de Lisieux, c’est pas ce qui m’intéresse. La religion et moi, ça fait deux, vous m’avez compris !

     

  • "Croissez et multipliez"

    … Le “croissez et multipliez” de la Bible, était sans doute d’actualité et d’une injonction “recommandable” à l’époque du début de l’histoire humaine (on va dire il y a quelques milliers d’années avant JC, ce qui n’était déjà plus tout à fait le début) …

    Mais aujourd’hui avec 8 milliards d’humains sur Terre, le “croissez et multipliez” de la Bible, est une aberration !

     

  • Silence ou révolte

    … Entre le silence et la révolte, je ne fais pas vraiment de différence : le silence n’est-il pas par lui même déjà, selon l’usage que l’on en fait – pour autant que l’on l’exprime et qu’il soit, le silence, pressenti ou réellement perçu – une forme de révolte ?

    Tout comme la révolte, le silence peut blesser, être mal perçu, indisposer, surprendre, vexer… Jusqu’à mettre fin à une relation…

    S’il y en a peut-être (ou sans doute) une, oui, de différence, entre le silence et la révolte, c’est dans le fait que le silence est plus violent, plus “laminant” dirais-je, que la révolte… Lorsque le silence est perçu dérangeant, accusateur, et donc lorsqu’il condamne sans que soit dit ou écrit un seul mot…

    Quoiqu’il en soit, du silence ou de la révolte, autant l’un ou l’autre perçu – et même “subodoré”- il est “interpellant”, il questionne, il “remet en cause” ce qui fonde une vision que l’on a, que l’on se fait, à propos de ceci ou de cela que l’on croit…

    Il n’est pas sûr qu’il “rectifie”, il n’est pas sûr qu’il change quoi que ce soit dans nos comportements, dans nos croyances, il est comme une gifle reçue ou comme un coup de règle plate sur les fesses, et après que cela eût bien cuit la peau, l’on remet un boulon dans le porte projectile du lance pierres…

     

  • Réflexion -ou pensée - du jour, mercredi 10 novembre

    … La campagne présidentielle – qui, ayant déjà débuté, n’est pas encore d’une “actualité brûlante” (quoique…) - va – t – elle être quelque peu “plombée” fin 2021 et début 2022, par un “rebond” plus ou moins significatif de la pandémie de covid ? …

    Si cela devait être le cas, il me “siérait fort” que le Mundial de foot 2022 devant se tenir au Qatar, soit aussi “assez impacté” par une reprise de la pandémie de covid…

     

  • Pensée du jour, dimanche 7 novembre

    … Tout ne se sait pas, mais tout peut se savoir…

    Par qui ? Cela on ne le sait jamais, ou, le plus souvent, on croit le savoir…

    Que tout puisse se savoir, est d’autant plus vrai avec les nouvelles technologies de la communication…

    Mais les nouvelles technologies de la communication ne permettent pas forcément de savoir qui, sait… Ou a vu…

    La relation humaine – dans la communication – n’est pas une science aussi précise que la science mathématique et ne peut être “algorhitmée” quoique les statisticiens et les analystes s’y essayent…

     

     

  • La violence du monde

    … Toute la violence qu’il y a dans le monde ne disparaîtra pas, mais lorsque qu’elle n'aura plus en face d'elle, ce qui lui fait prendre feu, elle diminuera…

    La violence du monde ce n'est pas seulement la guerre, l'exclusion ou la contrainte par la force, ce ne sont pas seulement les inégalités dont les hommes sont responsables par leurs ambitions démesurées, par leur orgueil et par leur désir de gloire et d'argent...

    La violence du monde est aussi dans les visages caramélisés qu'elle prend sur les scènes du monde , dans tout ce dont elle s’habille selon les différentes modes lancées par les décideurs, les ordonnateurs et les dominants ; dans les indifférences , dans les condescendances , dans la morale et dans la culture consumériste avec lesquelles elle exerce sa pression constante sur les gens de ce monde…

     

  • Ignorance et - ou - refus de savoir

    L ignorance

    … L’ignorance si elle est bien réelle et “planétairement répandue” – même dans les sociétés les plus éduquées (en fait surtout les mieux ou plus mal informées, de ces sociétés) – est entretenue, gérée, en fonction des intérêts des décideurs et des dominants…

    Et c’est bien l’ignorance entretenue, plus encore que l’ignorance réelle, qui fait le refus de savoir…

    Je ne crois pas que l’ignorance réelle ferme la porte au désir de savoir…

     

  • Ces Télés !

    … Outre les faits divers et les banalités consternantes qui font la majeure partie des JT de 13 et de 20h, il y a aussi ces séries débiles et à rallonge, notamment ce “putain de Un si grand soleil” que tant regardent tous les soirs sur France 2 chaîne publique…

     

     

  • Pensée du jour, vendredi 15 octobre

    … Si la liberté peut être comparée à de l’air pur – et en vérité elle l’est, comme de l’air pur, la liberté – il est cependant déplorable que tant d’humains lui aient donné à la liberté, l’odeur de la merde…

     

  • Il n'est jamais trop tard mais ...

    Georges eliot

    … Sauf que… Si tu as 82 ans et que toute ta vie t’as rêvé d’être un grand écrivain sans jamais en être devenu un, ce n’est point à 83 ans que tu vas en devenir un !

    Cela dit, à 50 ans c’était déjà râpé, la carrière littéraire ! … Sans “références”…

     

    Pour être ce que tu aurais pu être, pour autant que tu aurais mérité de l’être en ayant la capacité de l’être certes moyennant quelque travail ; il eût fallu que déjà, à un âge qui est celui où le monde se fait et se décide, tu aies pu monter dans le train en marche… Or, il est en général assez difficile de monter dans un train en marche sans l’aide d’une main qui se tend vers toi par la portière encore ouverte du wagon…

     

    Pour être ce que tu aurais pu être, seulement pour l’avoir rêvé et donc, sans t’être donné les moyens d’être ce que tu voulais être, il est toujours trop tard, autant à 30 ans qu’à 50 ans qu’à 82 ans…

     

    Ils me font rire, par exemple, ces gens – de jeunes retraités – qui “se piquent” de varappe ou de grandes randonnées sportives, de cyclotourisme, de voile, de tennis, de badminton, etc. … Et qui, durant 30 ans avant leur cessation d’activité professionnelle, n’ont jamais effectué un parcours de plus de 3 km à pied, ni monté sur un vélo, ni touché une raquette de tennis !

     

  • Pensée du jour

    … Qui vénère, soutient, suit, panthéonise, applaudit, porte aux nues, est toujours ou presque d’accord, et cela même de longue date… Sans cependant avoir compris ce qu’il y a à comprendre… Le jour où quelque bestiole pas très belle à regarder, impromptue, dérangeante, et de mauvaise odeur de surcroît, surgira en travers du chemin… Fera défaut et dépanthéonisera… Quoi que ce qu’il y a à comprendre étant compris, ne garantisse point une fidélité à toute épreuve de la part de qui vénère, soutient, suit…

     

  • Deux expressions à bannir

    … Parmi quelques expressions, ou formulations que l’on entend souvent, ou que l’on lit, il en est deux ( entre autres ) qui m’horripilent – et que je n’emploie jamais, que l’on ne lira jamais, de moi, de tout ce que j’exprime par écrit :

     

    - “Ça craint” et “ça baigne” …

     

    “Ça craint” pour dire d’une situation inconfortable, d’insécurité, qu’elle est dangereuse, périlleuse, cette situation…

    “Ça baigne” pour dire que l’on se sent bien là où l’on se trouve et avec qui, ou que tout va bien.

     

     

  • "J'aime"

    Cul de minou

    … “Ce n’est point qu’il paraît… C’est plutôt que cela est certain !

    En revanche si je montre les traces de pattes que je fais sur le parquet, les “j’aime” ne font guère de nombre à deux chiffres et encore moins de nombre à plusieurs chiffres…

    Cela dit, le “bon je tente” du minou de l’image ci dessus, ne m’incite point à “montrer mon cul” ni d’ailleurs à montrer mon minois en selfie avec un masque !”

     

  • Dans le souvenir ...

    … Dans le souvenir que nous conservons de ces personnes hors du commun, que nous avons aimées et connues tout au long de notre vie, un lien invisible mais réel s’est établi entre nous, qui avons chacun, des souvenirs de ces personnes…

    Car ce qui nous unit, c’est d’avoir compris que la relation humaine donne tout son sens à la vie… La relation humaine par ce qui la rend parfois difficile mais aussi par ce qu’elle apporte…

    Ce proche, cet ami, cette femme, cet homme que nous avons connu ; est en quelque sorte comparable si l’on peut dire, à une salle de travaux pratiques de physique… À cette différence près que les travaux pratiques sont des travaux de relation humaine…

    Il n’y a pas, cependant, de travaux pratiques en salle de physique, sans bris ou fendillement d’éprouvette, dans l’exercice…

    Il n’y a donc pas de travaux de relation humaine, faciles… Mais les travaux sont nécessaires, et s’y soustraire n’est jamais heureux…

     

  • Le tintement de la sonnette au moment de l'Élévation

    … Nos présidents de la 5 ème république depuis 1958, et donc, le dernier, actuel, d’entre eux, Emmanuel Macron… Sont, en comparaison de Philippe IV dit le Bel dans la France de 1270 à 1315… Des “enfants de chœur” ! …

    Cependant le premier “enfant de chœur” Charles de Gaulle, a quelque peu agité la sonnette avec une certaine vigueur, au moment de l’Élévation…

     

  • Poétique pensée du jour

    … Un monde sans bonté, c'est un trou de bale dont on se gave de l'odeur de crevette qui régale le museau !

    Un monde sans bonté c'est sec comme un coup de trique, c'est que de la baise, toujours plus de sous, de faconde et des tas de followers sur Twitter sans un pèt d'amour.

    Et dans ce monde sans bonté, se dressent de glorieux ou de verruqueux panthéons comme sur des jambes de polystyrène, de beaux pantalons qu’on te fout sur le cul…

     

     

  • Mais peut-être que l'enfer n'est pas éternel

    … Dans un conte que j’écrivis jadis, un petit garçon doté d’un pouvoir exceptionnel, avait la capacité en pressant un caillou entre ses doigts, de déclencher ce que j’appelais dans mon histoire, le “Dragorek’…

    Le “Dragorek” est une force considérable de destruction, bien supérieure à celle d’une explosion atomique, pouvant être comparée à un événement cosmique anéantissant une planète toute entière, instantanément…

    Je disais à la fin de mon histoire, que finalement, le petit garçon qui détenait ce pouvoir là, un tel pouvoir d’anéantissement, avait décidé de ne pas l’utiliser… Et qu’en somme il existait un autre pouvoir, encore plus puissant… Mais incertain quant à ses conséquences s’il était exercé…

    Le pouvoir du pardon… Le plus difficile à acquérir, de tous les pouvoirs… À cause de ce que ce pouvoir a d’aléatoire…

    Le petit garçon disait “ce monde est abject, il ne mérite que d’être détruit”… Il disait aussi : “si je ne fais pas le “dragorek”, est-ce que c’est par compassion, par mansuétude, est-ce qu’il y a quelque chose de “moral” en cela?”

    Le “Dragorek”, et donc l’anéantissement définitif, c’est une “solution”… Mais à vrai dire, une porte qui se ferme pour toujours…

    Si la porte demeure ouverte, elle montre à perte de vue, un enfer… Mais peut-être que l’enfer n’est pas éternel…

     

  • Petite réflexion "vaccino covidiale"

    … Une infirmière en hôpital, qui gagnerait 2200 euro par mois ( je dis 2200 par supposition car j’ignore quel est le salaire réel d’une infirmière en hôpital), dont le mari gagne 2000 euros par mois, qui a trois enfants dont un grand en études supérieures… Ce couple étant propriétaire d’une maison en lotissement pavillonnaire, qui dispose de deux voitures, paye en plus du crédit remboursement de la maison, deux crédits voiture… Et laquelle cette infirmière, très fermement résolue antivax, envisagerait soit de démissionner, soit accepterait d’être révoquée sans rémunération… Plutôt que de se faire vacciner contre le covid… Mettrait en cause sérieusement l’avenir de ses enfants, du fait d’un revenu pour le couple, du jour au lendemain, très fortement réduit…

    Pour la même infirmière en hôpital, célibataire, sans enfants, c’est “plus envisageable”… Quoique “trouver un autre boulot” dans le contexte économique actuel, ça soit pas être évident du tout…

    Le mari de cette dame, en face d’une telle situation de baisse brutale de revenu, ne peut qu’être incité à demander le divorce…

    J’imagine le genre de conflit très grave pouvant survenir dans un couple, si l’un des deux préfère, jusqu’au-boutiste qu’il est, démissionner ou risquer d’être viré, pour opposition formelle à la vaccination covid…

    L’amour, la solidarité, la considération du point de vue de l’autre, c’est bien beau, mais il y a des limites !

     

  • Le tableau est non seulement raté, mais aussi très encroûté

    … Comment se fait-il que durant trente ou quarante années, à Marseille ainsi que dans d’autres grandes villes de notre pays, l’on ait laissé s’installer la corruption, permis à des élus, à des personnages influents, de “passer au travers des mailles du filet”, de la Loi, de la Justice ?

    Et qu’autant d’argent, en différentes aides, subventions – de l’État et de l’Union Européenne – ait pu être dépensé “en pure perte”, en grande partie dilapidé, ou s’étant dispersé en détournements, à fin d’intérêts personnels qui sont ceux des élus, des personnalités impliqués dans les “affaires” ?

    “Pots de vin”, arrangements, collusion avec des mafias, combines et compagnie… Silence, hypocrisie, trahison, tout cela sur “fond du tableau”, un tableau encroûté, aux couleurs selon l’angle de vue en lequel on le voit, ce tableau, criardes ou délavées…

    Et durant ces mêmes années – en fait depuis “des lustres” – le “citoyen lambda”, du peuple, des gens du commun, des lotissements pavillonnaires, des cités et des barres d’immeubles, lui, ce “citoyen lambda”, lorsqu’il oublie de déclarer ses impôts, stationne sa voiture au delà du temps prescrit, lorsqu’il désobéit, déroge, emfreint, … Tombe sous le coup de la Loi, se voit infligé une amende, une condamnation !

     

  • L'Art

    L art

    … C’est la plus belle et la plus vraie, définition de l’Art, que j’ai pu lire jusqu’à présent…

    L’Art sous toutes ses formes : la peinture, le dessin, la sculpture, le modelage, la musique, la danse, la chorégraphie, le cinéma, le théâtre, la poésie, la littérature…

    Souvent, très souvent, les perturbés ne sont pas ceux et celles que l’on définit comme étant déséquilibrés, car ce qui les perturbe vient davantage de ce qu’ils et elles subissent, venu de l’extérieur, plutôt que ce qui vient de l’intérieur d’eux-mêmes… Ce sont ceux et celles qui ont été empêchés, muselés, ou que l’on a traités dans l’indifférence, dans le mépris, dans l’exclusion… Et la “mission première” de l’Art, de toute forme d’Art, par ses acteurs, par ses auteurs, par ses créateurs, c’est de porter au devant des perturbés ce que la vie et le monde autour d’eux leur refuse, entourés qu’ils sont, de gens indifférents, moqueurs, déloyaux, préoccupés de leurs seuls intérêts…

    Les “confortables” ( les “bourrés de certitudes rassurantes, de croyances et d’habitudes acquises) se font en général une idée déformée de l’Art, si déformée qu’ils en arrivent à, justement pour “rompre avec les habitudes par on ne sait quel caprice ou engouement”, croire en des “alternatives” qui ne sont que des mystifications, des impostures, voire des aberrations… Tout cela d’ailleurs dans un “marché” où l’on achète et vend…

    Alors la “mission première” de l’Art, consiste aussi, en même temps que celle de porter au devant des perturbés ce que la vie et le monde leur refuse ; d’interpeler sans ménagement ces “confortables”, de les malmener peu ou prou… Eux et leurs “Panthéons”…

     

  • Pensée du jour, ce 3 septembre

    … L’on n’entend ni ne voit guère beaucoup de musulmans s’élever contre la domination des Talibans en Afghanistan…

    Alors que les musulmans sont pour les extrémistes fondamentalistes de l’Islam – et terroristes – les premières victimes, avant même les judéo chrétiens ou les “infidèles”…

    De même, au Moyen Age, l’on ne voyait guère beaucoup de chrétiens se pensant “peu inquiétés”, s’élever contre les bûchers et contre l’inquisition ; alors que ces mêmes chrétiens, plus que les mécréants ou les athées, pouvaient être suspectés, soumis à la question, et brûlés vifs sur des bûchers !

     

  • Au paradis

    Au paradis

    … On a oublié Alzheimer !

    Cela fait tout de même pas mal de monde pour passer par l’une des portes “guerres, famines, crise cardiaque, cancer”…

    Au Paradis, les morts du covid, si peu nombreux par rapport aux morts du cancer, de crise cardiaque, de famines et de guerres, vont se sentir un peu perdus dans l’immensité de la foule des morts d’autre chose que du covid!

    Et c’est vrai que, autant à l’église qu’à la mosquée, le défunt encore dans sa “caisse” au beau milieu des gens présents, dans un esprit de mansuétude compassionnelle consensuelle égale pour tous, “mérite” toujours le Paradis !

    Le Paradis en somme c’est un BAC où quasi tous sont reçus !

     

  • Les amis de mes amis ...

    … Les amis ou amies de mes amis ou amies, ne sont pas forcément mes amis ou mes amies – du moins l’un ou l’une d’entre eux…

    La question est d’autant plus sensible lorsque tel ami ou amie en particulier est très ami(e) avec un ami, une amie “vraiment ami(e)” et que cet ami ou amie n’est pas mon ami(e)…

    Ainsi par exemple, Durand est mon ami et Dupont l’ami de Durand, mais Dupont n’est pas mon ami (question de relation, de sensibilité, de confiance, “d’atomes crochus” comme on dit)...

    En effet il me paraît “assez risqué” (et inopportun ou scabreux) de manifester (directement ou indirectement) mon manque d’empathie pour Dupont, à Durand qui “pourrait mal prendre” mon manque d’empathie pour le dit Dupont (il me faudrait alors expliquer, peut-être devoir entrer dans des détails justifiant mon manque d’empathie)…

    Cela dit, l’amitié est un “domaine” (de relation) où il faut parfois “marcher sur des œufs”… Ou, si l’on veut “jouer le jeu” (dans la règle qui est celle du monde plutôt que selon ses propres règles – pour autant que l’on en ait, des règles)…

    De toute manière “rien n’est jamais acquis et ou gagné durablement”… Un ami, une amie “de longue date” (de 20 ans par exemple) peut être perdu très rapidement (en un seul jour)…

    Toute relation est évolutive, dans l’amitié comme dans l’amour (vie en couple), toute relation est chaque jour en jeu et doit en quelque sorte être réinventée (de la part de l’un et de l’autre)… Ce qui est figé est fragile, ce qui se réinvente dans le renouvellement – ou dans l’entretien- n’est pas forcément plus solide, plus durable…

     

     

  • Silence d'un côté, ambiguité de l'autre

    … L’on n’entend jamais, ni ne lit jamais rien, de la part du Rassemblement National, au sujet de la fraude fiscale, des milliardaires et des actionnaires, de la retraite à 60 ans, de la hausse du SMIC (ils sont contre le Smic d’ailleurs), du RSA pour les jeunes de moins de 25 ans, de la défense du code du travail et des services publics…

    En revanche, on les voit derrière les Gilets Jaunes, les anti éoliens, les antivax, les anti pass sanitaire (mais soit dit en passant, tout cela dans une ambiguité qui sent le cornichon vinaigré éventé)…

     

  • De ce que l'on dit "être actuel"

    … Il y a dans tout ce que l’on considère actuel, ainsi que dans l’idée que l’on se fait des festivals, une pensée commune, consensuelle, inconsciemment et par habitude, qui assimile l’actuel à la mode présente, et les festivals à des représentations à “effet artistique, effet de créativité, effet de singularité”…

    Il en est d’ailleurs de même pour la littérature, pour l’expression écrite contemporaine (en gros depuis le début du 21 ème siècle, bien que cela ait commencé déjà avant, notamment depuis les “mouvements culturels et sociaux” de mai 1968)…

    C’est la raison pour laquelle, au pluriel, je ne dis ni écris “actuels” mais “actuaux” ; “festivals” mais “festivaux”…

    Autant je peux “adhérer” (ce n’est toutefois pas, “adhérer”, le terme qui correspond exactement à ce que je sens) à ce qui est actuel, autant je n’adhère plus du tout à un actuel qui est fait de modes, d’engouements, de “suivisme”…

    Autant je porte un regard “bienveillant dans l’ensemble” sur des festivités publiques, théâtre de rue, musique, représentations artistiques, ou culturelles, thématiques ; autant je ne porte plus le même regard sur ce que je dis et écris, être des “festivaux”…

    Cependant, la “différence” est-elle vraiment perceptible ? Et la perception de la différence ne vient-elle pas, de ce que l’on porte en soi (nous venant de l’éducation reçue, du “milieu familial et ou social” – si l’on veut ; ou encore nous venant d’un “tréfonds de soi” d’inné) ?

     

     

  • L'imminente colère de "Ge" ...

    … Nous, les penseurs, les poètes, ainsi d’ailleurs qu’un certain nombre de “mal venus” autant vitupérés par les uns, qui pensent comme on doit penser ; que par les autres qui pensent autrement… Autrement dit les “mal venus” de deux univers de sensibilité qui, en gros, ne “font jamais bon ménage”… Ils voudraient nous exterminer, nous voir disparaître de la surface de la Terre, les individualistes forcenés, les accros aux apparences, les inconditionnels du consumérisme ; et les “anti ceci anti cela” que l’on voit manifester dans les rues en clamant des slogans réducteurs et agressifs…

    “Exterminer” je le reconnais, le terme est un peu fort… Mais c’est “un peu ça” tout de même ! Et le contexte du covid “n’arrange pas les choses” !

    Sale temps que ce temps actuel, pour les penseurs, les poètes, les “mal venus” !

    Mais le temps n’est pas loin, où la “Ge” (Terre Mère des mots croisés) va réagir de telle façon, que les exterminés seront plus nombreux que ceux que les uns, pensant comme on doit penser ; que ceux que les autres, pensant différemment… Voudraient voir disparaître…

    Il sera alors “intéressant et curieux” d’être le témoin de la colère de “Ge”…

     

  • De l'argumentation

    … Dans tout ce qui est argumenté en un sens ou en un autre, quel que soit le sujet, en particulier si c’est un “sujet sensible”… Il y a le plus souvent “une part de vrai” qui, certes, ne modifie en rien notre conviction personnelle, mais doit cependant être écouté, considéré…

    Ce n’est point, dans la réalité des rapports humains au quotidien, ce qui prédomine loin s’en faut, l’écoute, la considération… Qui passent souvent pour de la complaisance ! Ou de la complicité pour la pensée consensuelle voire pour les décideurs et les dominants, ou au contraire pour une adhésion à la désobéissance systématique et inconditionnelle…

    Il ne s’agit pas d’obéir ou d’adhérer, mais de réfléchir, puis de choisir en toute liberté et responsabilité et en acceptant les conséquences possibles de son choix…

    Le “remède” -si c’en est un – à ce mal (celui du parti pris inconditionnel) c’est l’humour, l’humour caricatural, iconoclaste, la moquerie insolente, tout cela qui, en quelque sorte, par la formulation, le dessin, “expurge” l’impensable, le scandaleux, l’infaisable… Quoiqu’avec le risque que l’infaisable se fasse faisable…

    Il demeurera toujours, quoi qu’il soit, quoi qu’il arrive, quoi qu’il soit dit ou écrit… L’être en face de lui même, par lui-même, dans le fond de lui-même, tout seul dans sa peau jusqu’à la fin de ses jours, entouré d’amis et de “pas amis”…

     

  • Une question au sujet du "pass sanitaire"

    … Dans un lieu public où n’ont pu pénétrer que les vaccinés et les non vaccinés prouvant qu’ils ne sont pas infectés, où a donc disparu, pour les personnes présentes en ce lieu, le risque d’être contaminé ; pourquoi faudrait-il quand même porter un masque ?

    Si quand même oui, cela fait donc deux contraintes : celle de devoir présenter un pass sanitaire ou une preuve de non infection… ET celle de devoir porter un masque.

    Ah, ce masque! On n’en sortira jamais !

     

  • Réflexion sur la marginalité

    … Qu’est-ce qu’être marginal ? Comment peut-on définir la marginalité, en quoi un être peut-il être marginal, et d’ailleurs est-il possible de définir la marginalité “en général” et la marginalité d’un être en particulier ?

    Si la marginalité se définit par une opposition à un ordre, à une pensée, à une norme, à un “consensus” adopté par une majorité, par une contestation de cet ordre, une résistance à cet ordre, et si, en conséquence elle fédère une minorité, ne serait-ce que quelques personnes partageant les mêmes vues ou idées… Alors elle n’est plus, à mon sens, vraiment, une marginalité… Et cela d’autant plus que d’autres marginalités apparaissent dans le “paysage social”…

    La marginalité dans ce qu’elle a de plus marginal, n’est-elle pas celle à laquelle personne ne se rallie ? Pas même des personnes dont l’estime et la considération – à priori- nous semble acquise voire indéfectible, et cela, du fait d’une marginalité qui s’exprime de telle manière qu’elle ne peut susciter ni partage, ni approbation, ni adhésion, faite de propos, de comportements pouvant être jugés inacceptables, choquants…

    Il s’agit là, en effet, d’une marginalité totale, qui n’ a rien à voir avec une marginalité se fondant sur telle ou telle vision du monde et de la société, sur telle ou telle opposition, résistance, révolte, par rapport à ceci ou cela…

    En somme une marginalité qui déconcerte jusqu’à même des personnes qui à priori, nous sont acquises, nous reconnaissent…

    Une marginalité inconfortable, difficile, isolante, à vivre, à porter en soi…

    Une marginalité indiscernable, indéfinissable, peut-être en somme, faite de tout ce qui différencie une personne d’une autre personne ; ou de cette même personne de toutes les autres personnes, par rapport à tel “ordre des choses”, ordre de pensée, ordre d’expression et de comportement, ordre d’idée…

    Une marginalité faite d’une révolte qui n’est pas la même que celle des révoltés contre ceci ou cela, qui s’exprime différemment, qui n’est plus de tel ou tel “autre côté de la barrière” …

    Dans cette marginalité là, inconfortable, indéfinissable ; rien, jamais, n’est acquit de qui que ce soit fût-ce d’un ami de longue date, rien n’est acquit de ce qui est reconnaissance, soutien, fidélité… Soit dit en passant, marginalité ou pas, qu’est-ce qui est vraiment acquit, indéfectible ? Toute relation même d’amitié la plus constante qui soit, n’est-elle pas en réalité sans cesse à “réinventer” dans son évolution, dans ce qui la fait exister ? …

    Ainsi une amitié, une relation de vingt ans d’âge ou même de toute une vie depuis l’enfance, peut-elle du jour au lendemain, cesser d’exister, se rompre, disparaître… Non seulement cette relation là entre deux personnes mais aussi, tout le cercle de relation autour de la personne…

    C’est cela, le “prix à payer”, d’une marginalité dans ce qu’elle a de plus marginal…

    C’est cela, le “prix à payer” de ce qu’il nous arrive d’exprimer, suscité ou induit par une force ou par un mouvement que l’on ne peut maîtriser, qui ne correspond pas à ce que l’on a de meilleur, de plus vrai en soi… Mais qui ne peut demeurer inexprimé, et, un jour ou l’autre “sort tel un gnome effrayant de sa boîte”, causant forcément des dégâts…

    En définitive, peut-être que la marginalité dans ce qu’elle a de plus marginal, c’est ce qui met le plus à terre autant l’hypocrisie que l’imposture (l’imposture qu’il y a et qui est celle de quasiment chacun d’entre nous, à se présenter sous son jour le plus avenant)…

     

     

  • La pérennité de la mémoire et la possibilité de réparation

    …Selon Milan Kundera, Les humains croient en la continuité (pérennité) de la mémoire et surtout (c’est ce que je pense pour ma part) en ce que contient la mémoire qui est la leur, qui va durer dans le temps, le temps qui est en fait celui de l’Histoire…

    Il y a aussi la mémoire, ou le souvenir des disparus et donc, ce que l’on appelle la postérité… Encore que la postérité ne concerne pas vraiment beaucoup de monde sur Terre…

    Cette mémoire là, celle des disparus, de ce que fut leur existence au temps où on les a connus ou selon ce que l’on appris de ceux qui ont vécu avant nous… Est une mémoire qui n’a pas la même continuité, la même pérennité, y compris celle relative à la postérité, que la mémoire de l’Histoire…

    Les humains croient aussi en la réparation – plus ou moins possible ou envisageable – de ce qui a été mal fait, de ce qui a été cause de souffrance, d’erreur, de drame, de destruction…

    La pérennité de la mémoire, et la possibilité de réparation, sont oui, sans doute des mirages, comme le dit Milan Kundera, mais de là à dire que tout sera oublié et que rien ne sera réparé, je n’en suis pas si sûr…

    La réparation ne se situe pas, à mon sens, dans la dimension où elle s’envisage, ou se rêve, présentement…

    Et tout sera oublié, oui, mais la Connaissance à venir, celle de la prochaine espèce humaine après Sapiens, retrouvera – en partie – ce qui a été perdu ou oublié… Et qui a toujours existé…

     

  • La tolérance

    Tolerance

    … Cette définition de la tolérance est bien dans l’esprit de notre temps, et plus particulièrement dans notre pays, la France…

    Il est bien écrit “supporter”, “ne pas interdire”, et “dérogation”…

    Autrement dit, “consensuellement”, l’idée de devoir supporter – un comportement, une gêne, de la part d’autrui, serait “bienséante” et “civile”…

    Et “ne pas interdire” avec pour corollaire la dérogation à certaines règles, toujours dans l’esprit de notre temps en France en particulier, cela implique de devoir s’adapter à un “ordre des choses” qui bénéficie davantage à une minorité dominante qu’à une majorité de citoyens d’un pays…

    Cette définition de la tolérance ne correspond pas à celle pour laquelle Voltaire combattait, au 18 ème siècle dit “des lumières”.

    Voltaire en effet, pensait à la paix sociale, à la liberté de conscience, voyait dans la tolérance un gage de prospérité, de bien être et de sérénité dans la relation, et faisait de la tolérance un enjeu moral au sens d’ouverture d’esprit et de compréhension…

    Si la tolérance – c’est ce qui se passe aujourd’hui – c’est être complaisant jusqu’à accepter ce qui sied aux imbéciles, jusqu’à donner crédit et considération à ceux et celles qui revendiquent dans la violence, dans l’ostentation et dans l’arrogance ce qu’ils tiennent pour des droits mais des droits individualistes et outranciers… Alors la tolérance n’a plus rien à voir avec celle pour laquelle combattait Voltaire…

     

     

  • Condition humaine

    … Dans la Bible comme dans le Coran (ou la Torah) la femme est soumise à l’homme. L’homme est le représentant de Dieu parce que Dieu a créé l’homme à son image et que – dans la Bible – il a tiré la femme d’une côte d’Adam (le premier humain homme créé par Dieu)…

    Il n’existe aucune religion sur Terre, depuis l’origine des religions (les religions monothéïstes) où Dieu serait une femme avec un visage et un corps de femme , aurait donc créé la femme à son image et tiré l’homme d’une côte du premier humain femme venu… ( Si cela était, on serait, sans doute, Bible, Coran et Torah, dans la même situation de destin et de condition femme homme… Mais inversée )…

    Cela ne serait pas mieux – ni pire d’ailleurs…

    Question condition humaine homme femme ou femme homme… Avec les religions on est dans l’obscurantisme…

    Cela dit, dans la Culture, dans le Savoir, dans la Connaissance, dans la Science… Et, dans la réflexion, dans la pensée, dans la philosophie, dans la morale… Il y a aussi une “certaine part d’obscurantisme”… Qui produit des résultats plus ou moins comparables à ceux des religions.

     

     

  • Le réel, modelé à l'image d'un idéal

    … Cette capacité humaine à remodeler – ou à modeler – le réel à l’image de l’idéal que l’on porte en soi, à propos de “bien des choses” et en particulier des gens, de telle ou de telle personne ; m’étonne et me questionne…

    Le réel ne contient-il pas tel qu’il est, l’idéal dont il est fait, toujours inachevé, invisible en sa profondeur ?

    Inachevé parce qu’il se transforme, donc, change d’apparence ; inachevé parce qu’il évolue en se nuançant, en devenant plus complexe dans sa composition, en prenant selon des angles de vues différents, des aspects auxquels on n’avait pas pensé…

    Et ce sont toutes ces apparences que le réel prend, toutes ses nuances, tous ses aspects selon tel ou tel angle de vue… Que, consciemment ou non, nous modelons et ou remodelons à l’image d’un idéal que nous nous faisons, du réel ainsi appréhendé…

    Invisible en sa profondeur, il n’est pas pour autant, le réel, inaccessible en sa profondeur… Mais ce n’est pas l’idéal que l’on porte en soi, qui rend accessible le réel en sa profondeur, puisque l’idéal que l’on porte en soi, en fait, nous éloigne de ce qu’il y a en sa profondeur, plus encore qu’il nous éloigne déjà de ce qu’il paraît en surface…

    C’est la liberté que l’on acquiert en se dégageant de la pesanteur de l’idéal que l’on porte en soi, qui peut nous approcher au plus près, de l’idéal dont le réel est fait en dépit de son inachèvement, et de l’invisibilité de ce qu’il contient en profondeur, néanmoins accessible…

    Cependant, l’idéal que l’on porte en soi, qui nous fait modeler ou remodeler le réel de telle manière que l’idéal se confonde avec le réel… Est lui-même une réalité inhérente à notre nature d’être humain, une réalité dont on ne peut se défaire, que l’on ne peut que gérer…

     

     

  • Coups de bâton, forts ou légers ...

    … Recevoir de légers coups de bâton sur le dos, ça fait moins de mal que d’en recevoir de forts ou très forts…

    Cependant, d’aucuns – très nombreux sinon quasiment tous – diront “à juste titre” : il vaut encore mieux ne recevoir aucun coup de bâton même le plus léger qui soit, même ne causant qu’une petite douleur…

    D’accord, d’accord…

    MAIS faut-il pour ne recevoir vraiment aucun coup de bâton, même très léger (le risque zéro en somme)… Concevoir de se “pourrir la vie”, de ne plus rien faire ni être ?

     

  • La mémoire, le souvenir

    … Notre mémoire est une sorte d’armoire dans laquelle sont rangés tous nos souvenirs.

    Avec le temps qui passe, l’armoire ne s’agrandit pas, elle est toujours la même depuis notre enfance.

    La seule différence qu’a l’armoire entre le temps de notre enfance et le temps de notre vieillesse, c’est que nous lui avons ajouté des étagères parce que les souvenirs sont devenus plus nombreux.

    Les souvenirs ne disparaissent jamais. Ils s’accumulent sur les étagères et de temps à autre, l’un ou l’autre ou plusieurs d’entre eux, que nous n’avons pas forcément extraits de l’étagère d’en dessous, de celle du milieu ou de celle du dessus ; par quelque glissement inattendu, surgit à notre vue.

    Tous les autres souvenirs les uns sur les autres rangés sur les étagères, qui peut-être et même certainement, un jour surgiront ; par glissement inattendu ou par extraction volontaire, sont comme endormis…

    Mais il y a des souvenirs, nombreux, qui demeureront toujours endormis… Des souvenirs de visages, en particulier…

     

  • Les mots qui n'ont pas été dits

    … Les paroles qui n’ont pas été dites, de tout le vivant de chaque personne, par les autres, en particulier des proches et des amis, à celui ou celle avec qui on a vécu, que l’on a connu ; parfois durant des années… Font dans les cercueils, des morts dont la pesanteur exerce sur les accompagnants au moment des obsèques, une force qui, lorsque ces morts étaient encore des vivants, ne s’exerçait pas…

    La pesanteur alors, est faite de tout ce dont on se souvient, qui nous a laissé indifférent, silencieux, qui nous a paru étranger à nous-mêmes, n’a pas été dans nos aspirations et donc jamais partagé avec celui ou celle qui, lui ou elle même, n’ a jamais rien dit – mais a cependant, comme le petit poucet dans le conte, semé des cailloux le long du chemin…

    Et tout ce dont on se souvient alors, le temps des obsèques, dont la pesanteur est réelle, qui fait les regrets, les “si j’avais su”… Le vent de la vie qui court, l’emporte après l’avoir fait tourbillonner un temps indéterminé, comme des feuilles mortes sur le chemin où l’on continue d’avancer…

     

  • Si les gens heureux ...

    … Si les gens heureux ne perdent pas leur temps à faire du mal aux autres, et si la méchanceté est le fait des malheureux, des aigris, des amers et des jaloux…

    Il n’en demeure pas moins – et ce n’est nullement condamnable – que les gens “heureux dans leur pensée et dans leur esprit”, s’il leur arrive d’être agressés ou violemment et lapidairement contestés, ne perdent alors jamais leur temps, s’ils agressent leur agresseur, s’ils font du mal à leur agresseur…

    Ne pas pouvoir agresser son agresseur, notamment lorsque l’agresseur est inatteignable, anonyme, ou dans une situation où l’on ne peut réagir… C’est une véritable souffrance !

    Et contre cette souffrance là, il n’ y a que la “morphine” de la réactivité – autant que possible immédiate – pour la soulager…

    C’est à dire, lorsque l’agresseur est atteignable, l’agresser autant sinon plus qu’il nous a agressé ; et, lorsqu’il n’est pas atteignable, l’agresser par la mitraille des mots et de la caricature iconoclaste, sur le grand mur le long duquel tout le monde passe, afin que si l’agresseur se reconnaît dans ce qu’il voit écrit sur le grand mur, ça lui fasse saigner les gencives !

    L’agresseur agressé n’est jamais une victime, c’est toujours une ordure ! Et les ordures, on les brûle ou on les enterre… Mais bon, c’est vrai aussi, on peut en faire du compost…

     

     

  • Mon tweet du Jour

    … L’on ne peut changer l’eau des pleurs, mais l’on peut varier à l’infini la tonalité du rire.

     

  • La beauté des choses

    … Peut-on aimer la beauté des choses sans croire à la beauté des âmes ?

    La beauté des choses, c’est ce qui, de ces choses nous émerveillent, nous étonnent, éveillent en nous, de l’imaginaire… Notamment lorsque ces choses appartenant ou ayant appartenu à des gens, des gens que l’on n’a pas forcément connus, pouvant même être des inconnus, nous ont suggéré une histoire…

    C’est par exemple, ce qui arrive en déambulant dans les allées d’un vide grenier de quartier ou de village, en présence d’objets, décoratifs ou utilitaires, exposés pour être cédés, souvent pour un prix dérisoire.

    En ce sens, celui de la beauté des choses, de l’émotion qui nous vient en la présence d’un objet et de ce qu’il nous évoque, l’on ne peut que croire en la beauté des âmes, les âmes, alors, étant celles des objets…

    Quant à l’âme des gens, cela, c’est “toute autre chose” ! La beauté des âmes – des gens – en fait, c’est ce qu’il y a de beau en eux, d’unique, d’irremplaçable, de singulier et ne ressemblant à rien de ce qui peut être tout aussi beau en une autre personne… Mais qui “voisine” – si l’on peut dire – avec tout ce qui est moins beau, voire laid, et qui est “ordinaire”, ou “banal” puisque l’ordinaire et le banal se retrouvent en chaque personne…

    Et en ce sens, l’ordinaire et la banalité en lesquels n’entrent aucune beauté, ne peuvent porter à croire à la beauté des âmes – des gens… La beauté des âmes – des gens – n’étant qu’une face, comme une face de pièce de monnaie…

     

     

  • Rendez vous le 5 juin 2321...

    … Rendez – vous le 5 juin 2321, Nanane Flachclic et Youcif Kloportorix, dans le jardin du Souvenir, entre les atomes de cendres dans la terre enfouis, tout au bout des allées se rejoignant au fond du parc de la Grande Bibliothèque…

    Vous n’étiez point l’une et l’autre, d’atomes crochus, du temps du Korona… Depuis, trois siècles sont passés et vous êtes l’une et l’autre, sans traces de vous dans les journaux des vivants de 2321…

     

  • Une citation que vous le trouverez pas dans le dictionnaire des citations

    … Sur la pente glissante de boue jalonnée ça et là de piquets plantés de guingois, slaloment les gazelles apeurées poursuivies par les hyènes et les chacals. Et courant derrière à grande vitesse, la panthère parvenant à rejoindre les hyènes et les chacals, mordille de ses crocs acérés les jarrets de ces derniers avant de se jeter sur eux pour leur trancher la jugulaire. Mais les grands propriétaires dont la panthère protège les immenses domaines, attendent les gazelles pour les parquer dans un enclos où elles n’auront à brouter que des herbes sèches, et où quelques unes d’entre elles, promues coursières feront la fierté des propriétaires.

     

  • Pas pote avec les religions !

    … Pas pote du tout avec les religions, ça on peut pas dire le contraire ! Mais les églises, les mosquées, les temples, les cathédrales, les synagogues, les minarets, les mausolées dans les cimetières… Tout ça bâti par des humains – les bêtes font pas ça – ça m’interpelle, je pense au boulot que ça a été pour faire ces constructions… Même s’il m’arrive aussi de penser qu’on aurait mieux fait, par exemple au lieu de cathédrales – ou de châteaux – de bâtir des maisons – ne serait-ce que quatre murs avec un toit à 2 pentes, 2 fenêtres et 1 porte, pour des gens qui vivent et dorment dehors…

     

  • Question à 2 euros

    … Qu’est-ce qui est sans aucune comparaison possible avec une usine à gaz, dont la dimension est indéfinie, incommensurable, par rapport à la dimension que peut avoir une usine à gaz ?

     

    Réponse : Amazon

     

  • Ne l'écoutez pas !

    Panthere 1

    … Elle promet de vous débarrasser des hyènes et des chacals, mais elle est bien solidaire des grands fauves qui se réservent les meilleurs quartiers de bidoche…

    Et pour toi, petit marsupilani, qui pousse la brouette toujours plus lourdement chargée sur les chantiers du Grand Œuvre, il n’y aura point de Ration Minimale Inter bêtes de somme Garantie…

     

  • Le diamant

    Diamant

    … Le diamant est un minéral transparent composé de cristaux de carbone pur ; il n’y a point dans la nature – du moins sur notre planète la Terre – de pierre, d’autre minéral ou de métal, qui soit plus dur que le diamant…

    Par l’une des arrêtes de cette pierre, le diamant, l’on peut tout couper… Mais rien, absolument rien, pas même l’acier le plus pur et le plus dur, ne peut tailler le diamant… Seul le diamant peut tailler le diamant…

    … Les âmes fortes, vraiment fortes, sont comparables à la pureté et à la dureté du diamant… Elles survivront à tous les cataclysmes provoqués par les humains, traverseront les ères civilisationnelles à venir, notamment celles de ces âmes fortes qui sont en même temps de belles âmes…

    Et n’étant jamais stériles quoique périssables comme tout ce qui sur cette Terre n’est qu’une seule fois, et unique, dans l’éternité… Elles auront des descendants, elles se feront racines, elles se feront branches élevées et donnant des rameaux, vers le ciel…

     

  • Stature

    … Si la plupart des grands chefs d’état sur cette planète, ont quasiment tous une “stature”… Quoique l’on soit à l’encontre de certains d’entre eux, en désaccord, ou dubitatif…

    Enfin une “stature” – façon de parler ; à l’exception cependant d’un Donald Trump ex président des Etats Unis d’Amérique et d’un Jail Bolsonaro président actuel du Brésil… Et, “accessoirement” d’une Marine Le Pen candidate à la présidence de la République Française… Qui sont tous les trois des “personnages” atypiques pouvant par “certains côtés” attirer des foules…

    Il n’en demeure pas moins que le monde dans son ensemble dans l’état et dans la réalité où il se trouve au début des années 20 du 21 ème siècle… N’a pour “stature” que l’Ordre par lequel il fonctionne, et que les désordres, conjointement à l’Ordre, par lesquels ces désordres entraînent les rouages de la Machine…

    Cela fait somme toute, une “drôle de stature” de laquelle se dégagent pestilences et turbulences , bruissances et silences… Et clics plus innombrables que les étoiles de toutes les galaxies…

     

  • La pensée - politique si l'on veut - du jour

    … Emmanuel Macron c’est Vladimir Poutine version Emmanuel Macron… Mais convient-il de préciser : version Vladimir Poutine très version Emmanuel Macron.

     

    … Marine Le Pen c’est Jail Bolsonaro version Marine Le Pen… Version Marine Le Pen tout court.

     

    … Mais Jean Luc Mélenchon cependant, ce n’est point loin s’en faut, Joe Biden version Jean Luc Mélenchon.

     

  • Sur la pente, erre la panthère

    … Dans la pente qui s’amorce en sa montée, depuis les basses plaines et le long des premiers contreforts du grand massif qui, peu à peu, s’impose aux regards : erre la panthère, toute feulante et griffes sorties, dont pas un seul cri issu du fond de son gosier ne déchire les tympans des gros géants qui mangent la laine des moutons éplorés ne broutant que de l’herbe rabougrie… Moutons qui cependant, poursuivis par des hyènes et des chacals hurlants aux dents aiguës, que la panthère voudrait bien voir à terre, terrassés, mordus, battus et dévorés par elle même, la panthère, et par ses panthérons…

    Haro sur les hyènes et les chacals, c’est ce que veulent les moutons… Mais bénédicité sur les gros géants mangeurs de laine sur les dos des moutons, de la part de la panthère !

     

  • Un peu d'humour de premier niveau (bas)... Rire gras et facile

    … Les plus grands milliardaires de la planète en 2021, tout comme le Roi Soleil, les ducs et les princes en 1691, avec leurs armées de domestiques pour les servir, n’ont, les uns en 2021, les autres ayant eu en 1691, aucun d’entre eux, même Jeff Bezos patron d’Amazon, même Louis XIV roi de France… Un valet… Qui puisse aller pisser à leur place !

    Pris dans quelque action que ce soit, quotidienne, en quelque affaire urgente, tous ces gens là, lorsqu’ils sont indisposés, interrompus par une “promte envie de pipi”, doivent nécessairement s’isoler en un lieu dit d’aisance et passer plusieurs minutes – surtout s’ils sont âgés – assis ou debout devant ou sur le “trou” ! Ne pouvant guère demander à un valet, de pisser à leur place!

    À ce titre, ils sont donc les égaux du “commun des mortels” qui, en train d’essuyer de la vaisselle ou de pianoter sur son ordinateur ; n’a d’autre chose que de “dansoloter” jusqu’à la fin de l’action, ou bien de prendre le temps qu’il faut pour vider sa vessie !

     

  • Les belles âmes

    … “Les belles âmes arrivent difficilement à croire au mal, à l’ingratitude, il leur faut de rudes leçons, avant de reconnaître l’étendue de la corruption humaine.”

     

    [Honoré de Balzac]

     

    … Les âmes les plus belles – à mon sens – ne sont pas forcément celles dont la beauté nous émerveille parce qu’elle est évidente ; ce sont les âmes “fortes”…

    Les âmes “fortes” qui bien sûr sont ou peuvent être “belles” par leur beauté, mais aussi par ce qui, en elles, les fait libres, indépendantes, et, ayant rencontré le mal, l’ingratitude, l’indifférence, l’hypocrisie, le mensonge, la cupidité, la jalousie ; ayant dû faire face aux individualismes les plus archarnés… Ne sont pas pour autant devenues amères ou emplies de rancœur, mais plutôt demeurées indéfectivement enclines à une espérance ne pouvant être qualifiée de déraisonnable…

    Si l’étendue de la corruption humaine peut être avec force et détermination dénoncée, autant que possible dans une formulation ayant plus de portée que d’effet…

    Si ce qui apparaît en “trompe-l’œil” dans le tableau doit être montré…

    N’y a- t – il pas aussi, nécessité, à “voir” ce qui n’a pas été vu, ce qui ne s’est pas laissé voir, ce qui a été tenu pour négligeable… Et qui aurait pu être aimé ? …

    … Comme dans les cimetières dont on parcourt les allées, s’arrêtant devant une tombe sans nom, abandonnée, où, gît, décédé à une date ne pouvant être lue, quelque personnage dont on imagine la vie et le visage qu’il a eu, une histoire, et ce que l’on aurait pu aimer de lui, qui n’a pas été su, de son vivant…

    … Il n’y a, c’est vrai, que dans les cimetières que peuvent nous venir de pareilles pensées, de pareilles “visions”… Que celles qui ne nous viennent jamais, enclins que nous sommes, à différencier, à apprécier, selon des valeurs, selon des critères, des principes, des apparences…

     

     

  • Réflexion du jour, mardi 27 avril 2021

    … La pire des questions que l’on puisse poser à un anarchiste ( anarchiste “dans l’âme” faut-il préciser, puisque “anarchiste dans le vrai de vrai” c’est un peu difficile dans le monde où l’on vit)… C’est la suivante :

    “Que connaissez vous de l’anarchisme ?”

    La pire des questions, mais aussi la plus absurde…

    … La pire des questions que l’on puisse poser à un artiste c’est la suivante :

    “Que savez vous de ce qu’est un artiste ?”

    Question tout aussi absurde…

    … L’un des commentaires les plus stupides et des plus réducteurs que l’on puisse faire à un écrivain (un écrivain poète) qui rédige le récit d’un voyage qu’il a fait dans un pays lointain d’une société et de mode de vie différents de là où il vit, cet écrivain poète, c’est le suivant :

    “Il n’y a aucune vision politique dans ce que vous racontez et présentez”…

    C’est ainsi que l’on reconnaît, avec ce genre de question posée ou de commentaire, une formation universitaire (et intellectuelle) dans le sens le plus consensuel, le plus normalisé formaté, le plus conforme à ce qui fait référence dans le monde d’aujourd’hui – et qui d’ailleurs prévaut depuis le début des grandes civilisations…

     

  • Petite réflexion du jour... Entre autres passées et à venir...

    … Si un écrivain, un auteur, un artiste (musicien, peintre, etc…) par l’œuvre qu’il réalise, de tout ce qui, en lui l’habite sa vie durant, et y mettant une sorte de “rage”, de détermination, de permanence… Ne serait ce même que dans quelques unes de ses productions… Si son œuvre peut être qualifiée de “schizophrénique”, alors, le “Château des rêves” du facteur Cheval est une œuvre “schizophrénique”, et le facteur Cheval lui – même, est “schizophrène”…

    … Et c’est “toute la littérature, tout l’art, qui est “schizophrénique”… Sauf… Ce qui “braie bien”, “ce qui “se vend bien”, ce qui fait la popularité des salons et des expositions… Sans pour autant il faut dire, passer à la postérité… Quoique parfois si, mais pour combien de temps ? …

     

  • L'écriture, un exercice difficile ...

    … L’écriture mais aussi la parole et plus généralement toutes formes d’expression, sont des “exercices difficiles”, et cela en dépit d’une “facilité” que l’on peut avoir à exprimer, notamment par la parole ou par l’écriture, ce que l’on destine à un public…

    Qu’est-ce qui peut être public, vraiment public ? Et qu’est-ce qui s’adresse à seulement quelques personnes en particulier (des amis, des “intimes”, des connaissances de longue date) ?

    Cette “facilité” à pouvoir exprimer, ne rend-elle pas “poreuse” la “frontière” entre ce qui s’adresse à un public élargi, autrement dit “à tout le monde” ; et ce qui s’adresse plutôt à un public restreint ?

    Peut-être que la réponse à cette question se situe dans une dimension ou dans un espace de communication qui serait celui “d’amis par extension”… C’est à dire un “espace en développement” (comme un univers se dilatant peu à peu) et dans lequel s’agrègent aux mondes déjà existants qui sont des mondes amis, d’autres mondes devenant aussi amis…

     

  • Le Verbe

    Le Verbe

     

     

    … Le Verbe peut être violent, iconoclaste, décapant… Ou poétique, très beau à entendre mais surtout à écouter…

    Le Verbe peut être comme celui de Louis Ferdinand Céline, celui de Léo Ferré, de Coluche, de Jacques Brel mais aussi comme celui de Georges Brassens, de Jean Ferrat…

    Le Verbe on en fait ce qu’on en veut… Mais à vrai dire plutôt ce que d’ordinaire ou communément il nous suscite…

    Le Verbe est magicien ou charlatan…

    Le Verbe ne fait pas forcément l’action, mais parfois il la provoque, il l’induit…

    Ce n’est pas parce que le Verbe est violent, iconoclaste ou décapant, ce n’est pas parce qu’il se fait Kalachnikov pointée sur ce qu’il veut abattre, qu’il se fait pour autant assassin ou terroriste… En effet, par exemple pour l’humoriste “qui ne fait pas dans la dentelle” ou “qui appuie fort là où ça fait mal”; il expurge plus qu’il ne suscite ou pousse à agir… Quoiqu’il prenne le risque que ce qu’il évoque dans la caricature qu’il brosse, se réalise parce que suscité…

    Le Verbe on en fait ce qu’on en veut mais c’est tout de même un moteur…

    Reste à savoir si ce que l’on en fait ça change quelque chose dans la vie des gens… Et dans sa propre vie…

    Il y a oui, le Verbe…

    Mais il y a aussi…

    Comme pour l’arbre, l’écorce et le bois dont on est fait…

    L’écorce dans sa texture et qui se fait protectrice ou habit…

    Le bois jusqu’en son cœur et par la sève qui l’irrigue…

     

     

  • L'espérance

    … L’espérance est vue d’ordinaire comme la clarté naissante venant avec le jour qui pointe, mais ce n’est pas tout à fait cela :

    Déjà, l’on s’aperçoit que le jour qui vient n’amène pas la clarté faisant disparaître l’obscurité…

    Ce qui fait la réalité et la beauté de l’espérance, c’est la force qui l’anime, et cela d’autant plus que l’obscurité de la nuit dont on ne sait si elle est finissante, est difficile à percer ; ou que la clarté du jour venant se fait si éblouissante qu’elle rend le regard non voyant…

    En somme, l’espérance, la vraie, la plus belle, la plus motivante, celle qu’il faut avoir… C’est celle qui parvient à rendre voyants nos yeux, alors que l’obscurité se fait toujours et encore davantage, pesante, et que la lumière dans sa vivacité accrue, nous rend aveugles…

     

  • DRIVE

    Mac Drive ou fast – food drive : bouffer en bagnole

     

    Astronaute – Drive : péter sur la Lune

     

    … Mais comment, en bouffant en bagnole, ne pas se dégueulasser le menton si l’on n’a pas une gueule de crapaud – buffle pour mordre dans un Big Mag trois étages ?

     

    … Et comment péter sur la Lune, si l’on n’a pas un orifice dans son scaphandre au niveau du trou de bale pour expulser la pète… Et comment, d’ailleurs, les particules olfactives de la pète peuvent-elles se diffuser – et fleurer - au dessus du sol d’un astre sans atmosphère ?

     

  • "Peupler sa solitude"

    …La meilleure (enfin, l'une des meilleures...) façon de "peupler sa solitude" c'est de l' "habiter" de tous ces visages, de tous ces êtres que l'on rêve de rencontrer, et d'en faire des "interlocuteurs" pouvant être "quelque chose qui ressemble à Dieu" auquel on écrirait comme l'on prierait - pas forcément pour demander quelque chose...


     

  • Voir des cœurs, voir du bleu

    … Voir des cœurs là où ces cœurs ne sont pas visibles parce que celles et ceux qui les ont, ces cœurs, les ont recouverts de glaise, de boue ou empierrés… Ou cachés… Ou s’en sont défaits soit pour se protéger, soit pour en faire des bouquets de feux enchantant les regards, ou encore même assez souvent pour les remplacer par des bouquets de verges…

    … Voir du bleu là où le bleu s’est grisé, nacré, ou s’est fait d’un bleu si lumineux qu’il a brûlé les yeux…

    Quel voir difficile est-ce, auquel on se refuse, parce que, les yeux, ouverts, laissent tant de larmes couler et que jamais ne vient quelque petit doigt doucement écraser sur l’aile du nez, la virgule que fait la larme…

    Quel voir difficile mais si nécessaire !… Afin de sauver du désespoir… Ou de l’illusoire et de l’aléatoire qu’il y a à “s’exister”…

     

     

  • La disparition des règles

    … Lorsque les règles disparaissent, après avoir le plus souvent été contournées, modifiées, arrangées, “escamotées” ou même bafouées ; après qu’elles aient servi de “façade” et que l’on les aient “mises à toutes les sauces”… Après que l’on s’y soit quasiment tous les uns et les autres partout dans le monde, plus ou moins conformé ; après qu’elles aient fait référence dans nos esprits, constituant dans nos “paysages de la vie” des repères – mais soit dit en passant, des références et des repères “discutables” et ouvrant de vaines, épuisantes et interminables discussions …

    Lorsque les règles finissent par ne plus être, vidées de leur contenu…

    Alors s’installe ce qui s’apparente (ou plus exactement ce qui est apparenté) à l’anarchie, mais qui, en aucune façon, n’est l’anarchie…

    Une triste, lamentable, désolante, révoltante, absurde parodie de l’anarchie…

    La disparition des règles suppose, à vrai dire implique, d’atteindre un niveau d’évolution de la pensée, de l’esprit, de la relation humaine, de la vie en société ; un niveau aussi, de liberté et de responsabilité étroitement et indissolublement liés… Tels ; que les règles soient devenues inutiles…

    Les règles, c’est aussi comme les religions : à un certain niveau pouvant être atteint d’évolution de la pensée, de l’esprit, de la relation humaine, de la vie en société, au niveau le plus élevé qui soit de liberté et de responsabilité, de connaissance acquise, de transmission et de partage de la connaissance… Les religions deviennent inutiles, et il ne reste alors plus que la croyance – peut-être en “quelque chose qui ressemble à dieu” dont on voit le visage dans le ciel, les nuages, les arbres, les animaux, l’air, l’eau, la terre, les femmes et hommes et enfants autour de nous…

     

  • Nos modes de vie

    Nos modes de vie

    Défaits

    Désinformés

    Décolorés

    Déreflexionnés

    Dérêvés

    Désimaginés

    Déracinés

    Désillusionnisés

    Déconstruits

    Déprogrammés

    Dévitalisés

    Dénaturés

    Déréglés

    Déterrés

    Déshumanisés

    Désherbés

    Délimités

    Dépossédés

    Décontactés

    Dévisagisés

    Déregardés

    Désensibilisés

    Désyllabisés

    Déparolés

    Désorthographés

    Dégrammairisés

    Déchic-qués

    Désémerveillés

     

    Mais

     

    Encloisonnés

    Asceptisés

    Consumérisés

    Lotissés

    Violés

    Formatés

    Marchandisés

    Virtualisés

    Hyperconnectés

    Fliqués

    Epiés

    Chartisés

    Mayonnaisés

    Vinaigrés

    Empués

    Encués

    Enrôlés

    Encagés

    Tatoués

    Cosmétiqués

    Rédés

    Tracés

    Raidis

    Audidusteropelfiatisés

    Embaraquocloturés

    Portaillisés

    Electronisés

    Codés

    Toutoui-je monte la gardisés

    Moralisés

    Pournoupensés

    Ethiquités

    Etiquetés

    Radioscopés

    Dilués

    Uniformodiversifiés

    Frelatés

    Obscurantisés

    Amen-isés

     

    Et

     

    Qui ne seront peut-être jamais démasqués

     

     

  • S'assumer soi-même tel que l'on est

    … Il me vient une interrogation – ainsi qu’un doute – sur le fait de s’assumer soi-même tel que l’on est, en se présentant, se produisant, s’exprimant en public, et cela délibérement, par choix conscient… En laissant apparaître – jusqu’à même revendiquer – ses imperfections (de comportement, de langage, d’écriture ), ses maladresses, enfin, ce côté en nous mêmes qui “ne joue guère en notre faveur”…

    Peut-on, oui, s’assumer soi-même tel que l’on est, en toute sincérité, sans aucune arrière pensée?… Le plus “naturellement du monde” ? …

    S’assumer soi-même tel que l’on est, ne participe-t-il pas à cette “image de marque” que l’on s’attache à donner de soi ? … Et dans ce cas, ne serait-ce pas un stratagème, un subterfuge ?

    Et dans le stratagème, ne viendrait-il pas l’idée de “faire ressortir le bon côté de soi” avec ses forces, ses qualités, avec ce qu’il y a “d’unique”, de particulier en soi… Ainsi “mis en valeur”, en opposition avec ce “qui ne met pas en valeur” et que l’on laisse apparaître…

    Il y aurait “beaucoup à dire” sur ce que l’on appelle, sur ce que l’on définit “image de marque”… Beaucoup à dire et à réfléchir…

    Je préfère dire, plutôt “qu’image de marque” : signature …

     

  • Sidaction

    … Avec le sida qui apparut dans les années 1980, ce fut “la capote sur le nœud”…

    Avec le covid qui apparut à la fin de l’année 2019, ce fut “la capote sur le visage”…

    Avec la capote sur le nœud, la “purée” restait dans la capote qui n’était pas poreuse – sauf “matériel” de mauvaise qualité…

    Mais avec la capote sur le visage, du fait de la porosité de la capote, c’est seulement une partie de la respiration qui reste dans la capote.

    Cela dit, je salue la répétition chaque année, depuis bientôt 40 ans, de la semaine Sidaction fin mars…

    Car le sida tue toujours… Encore…