La France ailleurs, et l'ailleurs en France...

     J'avance une idée selon laquelle il y aurait une différence fondamentale entre les communautés Françaises établies à l'étranger et particulièrement hors d'Europe d'une part, et les communautés étrangères établies en France d'autre part...

Non pas que les communautés étrangères établies en France aient plus de difficultés qu'ailleurs à se faire accepter et reconnaître – quoique parfois elles aient réellement ces difficultés – mais elles subissent peut-être plus que dans bien d'autres pays, la pression d'une pensée et d'une culture, de traditions et de repères, d'une histoire sociale ayant tendance à “se mettre en avant”, à s'extravertir... Et par là même à “marginaliser” sinon à isoler chacune de ces communautés étrangères... Il y a aussi en France, le sentiment général d'une diversité perdue de vue, et d'autant plus perdue de vue alors que la diversité s'est accrue...

Les communautés Françaises établies à l'étranger ont forcément dû se fondre dans une diversité que les autres pays ont intégrée dans leurs institutions, leur histoire souvent récente, et une culture sans doute plus introvertie mais aussi plus “exportatrice sans excès d'intellectualisme porté en étendard”... Voilà donc la différence : d'un côté une pensée “mise en avant” mais figée ou évoluant lentement, et de l'autre une pensée “en marche” que la diversité fait à présent “pédaler”...

L'on entend souvent dire de Français revenus de pays étrangers et particulièrement hors de l'Europe de l'euro... “que ce n'est pas la même vie là-bas”... Avec une “pointe de nostalgie” en pensant au pays quitté... Autant dire que le retour en France est ressenti “un peu difficile”...

Certes, bon nombre d'étrangers “aiment” la France et sont heureux d'y vivre... Pour autant qu'ils y aient un métier, un travail, des revenus suffisants et quelques relations... Ces étrangers là n'ont pas “plié” leur coeur et leur esprit sous la pression d'une pensée se proclamant universaliste... En fait ils ont aimé le “bien vivre tel qu'il se vit en France”...

Il est – peut-être – plus heureux , de “plier” son coeur et son esprit, et de vivre avec une pensée “en marche” – sans s'y sentir forcé – en Amérique, en Australie ou en Russie ou en Afrique...

 

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